‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 125 sur 247 · Ibid., II, p · texte numérisé non relu

Ibid., II, p

3. Le syriaque s’arrête à la p. 279 de l’édition de Petavius et à la p. 328, 1. 12, de l’édition de W. Dindorf.

DE LA PHILOSOPHIE GRECQUE

A la classe des versions qui sont des remaniements plutôt que des traductions d’un original grec , appartiennent : le traité de Plutarque IJeqI doçyrjolaç et, sans doute aussi, le traité TIsqï doxTjoéœç attribué à Plutarque et dont le grec ne s’est pas retrouvé 1 . Le plus souvent le traducteur prend , comme base de son travail, les pensées de Plutarque et construit avec elles un nouvel ouvrage ; ces versions sont de peu d’utilité pour la critique du texte grec.

M. Baumstark qui, après Gildemeister et Ryssel, a examiné ces versions, arrive aux mêmes conclusions avec quelques différences importantes 2. Il croit y reconnaître le genre de traduire propre à Sergius de Reschaina; ce serait donc des traductions de ce célèbre interprète3. Pour expliquer, d’un côté, les divergences que ces versions présentent entre elles et, d’un autre côté, les erreurs et les lacunes qu’elles contiennent, M. Baumstark admet des révisions ultérieures : un premier reviseur, peu de temps après la mort de Sergius , aurait remanié le discours d’Isocrate à Demonicus ; un second aurait retravaillé les versions de Lucien et de Themistius ; un troisième serait l’auteur des profondes modifications subies par le texte syriaque des traités de Plutarque. L’apparat critique sur lequel est basée cette hypothèse est solidement établi, mais , en pareille occasion , une preuve convaincante est impossible.

1. Ryssel, Ueber den tcxtkritischen Werth , etc., I, p. 4; II, p. 55; comp. Gildemeister, Rheinisches Muséum fur Philologie , neue Folge , t. XXVII, p. 520 et suiv. Gildemeister a publié aans ce volume une traduction allemande du He^l aoxyoe'wç et des cliap. vi et ix du ITeçc aoçygoîaç.

2. Lucubrationes syro-græcæ , Leipzig , 1894, dans le Supplément XXI des Annales philologiques, p. 405 et suiv.

3. M. Sachau, Hermes , 1870, vol. IV, p. 78, avait déjà émis la même conjecture pour la plupart des versions mentionnées ci-dessus.

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