Geoponicon in sermonem syriacum versorum quæ supersunt
L’HISTOIRE NATURELLE
complet an commencement et à la fin, ne porte ni titre ni nom d’auteur ; il renferme un texte assurément ancien, qui rappelle les traductions littérales des premiers siècles, comme celles de Sergius de Reschaina. M. Baumstark attribue à ce dernier, avec beaucoup de vraisemblance, les géoponiques syriaques et il a observé que le manuscrit édité par Lagarde, loin de reproduire une version intégrale , ne donne qu’un épitomé maladroitement abrégé par un Syrien postérieur U L’œuvre de Sergius est mieux représentée par la version arabe, plus complète, de Kosta ben Luca, conservée dans un ms. de Leide. L’intérêt du texte syriaque est sourtout lexicographique ; il nous a transmis un grand nombre de mots, de noms de plantes, qui apparaissent ici avec un sens précis. L’original que le traducteur rendit en syriaque était le livre d’Anatolius Vindanius de Beirouth (dans Photius, cod. 163) ou ^vutoIloç Ovïvôavlcüvloç BjjQVTioç (dans les géoponiques grecques). Cet ouvrage grec ne s’est conservé que dans la compilation de Cassianus Bassus 2, où il a passé presque en entier. Les géoponiques syriaques sont citées dans le lexique de Bar Baliloul sous le titre de Livre de V agriculture fait par Iaunios ; Ibn al-Awâm écrit le nom de l’auteur en arabe Iounios ; ce nom représente la dernière partie de [OvLvôav\i<jünoç 3. Nous savons par Photius que les
Leipzig, 4800 ; comparer De Geoponicon versione syricica scripsit A. P. de Lagarde, Berlin, 4855, réimprimé dans les Gesammelte Abhandlungen de Lagarde, Leipzig, 4806.
1. Lucubrationes syro-græcæ. p. 390. Hadji Khalfa cite parmi les traducteurs du Livre de V agriculture un certain Sergius, fils d’Élias, qui pourrait désigner Sergius de Reschaina, voir Baumstark, ibid., p. 379.
2. Il en a été fait quatre éditions, dont la dernière par M. Henri Beckii, Geoponica sive Cassiani Bassi... eclogæ , Leipzig 4893, dans la collection de Teubner. M. Beckh a consulté la version syriaque, mais il aurait pu encore en tirer plus de profit pour la critique du tevte grec.
3. Voir Immannuel Low, d’après Rose, Aramæische Pflanzennamen , p. 49.
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églogues géorgiques d’Anatolius Yindanionius comprenaient douze livres ; la version syriaque avait au moins deux livres de plus, car, dans le manuscrit, la lacune commence après le chapitre IV du livre XIV. Le traducteur a pris ses additions à des sources différentes, particulièrement aux Hippiatriques d’Anatolius ; on en trouve aussi les matériaux dans les géoponiques de Cassianus Bassus L
§ 3. — L’astronomie, la cosmographie et la géographie.
L’astronomie syriaque paraît s'être dégagée de très bonne heure de l’astrologie. Bardesane, qui s’était adonné pendant sa jeunesse à l’étude de l’astrologie chaldéenne, reconnut ensuite l'inanité de cette science. Ce célèbre gnostique composa un traité d’astronomie qui ne nous est connu que par des citations d’auteurs postérieurs 1 2.
Sergius de Reschaina se forma à l’école des Grecs. Son livre de L influence de la lune, adressé à Théodore, développe et explique le IIsqI xQioipcov tfpsçtov de Galien; il est suivi d’un appendice intitulé Le mouvement du soleil , édité par Sachau, Inedita syriaca , p. 101-126. Il est douteux que Sergius ait traduit en syriaque la MsydXrj gvvtuÏ-iç de Ptolémée dont une version arabe existe dans le ms. de Leide 1034 ( Warner 680) 3.