‹ Anciennes littératures chrétiennes (volume 2)Chapitre 188 sur 247 · Barhebræus, Chron. eccl., II · texte numérisé non relu

Barhebræus, Chron. eccl., II

4. Assémani, B. O., III, pars I , G9, 378 et G34; le savant Maronite a cherché en vain de disculper Acacius de l'hérésie de Nestorius; camp. Wright, Syriac lût .,2e éd., p. 00. Sur le concile d’Acacius, voir ci-dessus, p. 176.

5. Assémani, B. O., III, pars I, 373 et 708; Acacius d’Amid était également neslorien, voir Wright, Syriac lit., 2° éd., p. 51.

LES ÉCRIVAINS

despotisme comme évêque de Nisibe1. Il dicta les premiers statuts de l’Ecole de Nisibe2 et établit le mariage des prêtres avec le consentement du patriarche. Ses écrits se composent, suivant le catalogue d’Ebedjésu, d’exhortations, d’oraisons funèbres, d’hymnes, de lettres et d’une liturgie3 4.

Narsès accompagna Barsauma à Nisibe où il fonda l’école de cette ville, qui devint l’un des plus célèbres centres de l’enseignement chez les Syriens orientaux. Il était de Maalta au nord-est de Mossoul et vint étu-

dier sous Ibas à l’Ecole des Perses. La seconde partie de sa vie se passa à l’Ecole de Nisibe qu'il dirigeait, sauf une courte interruption , quand il se retira chez les Kurdes à la suite d’un différend avec Barsauma. Suivant Barhebræus , Narsès vécut cinquante ans après son départ d’Edesse où il avait séjourné vingt années; ce départ ayant eu lieu en 457, sa mort tomberait en 507 L Les Monophysites lui donnèrent le surnom de Le lépreux, mais les Nestoriens, qui goûtaient fort ses poésies, l’appelèrent La harpe du Saint-Esprit. Ces poésies, suivant Ébedjésu, étaient au nombre de 360 et formaient douze volumes. Un de ces volumes , contenant des ho-

1. Son départ définitif d’Edesse n’eut donc pas lieu sous Rabboula, comme le dit Assémam, B. O.. III, pars II, 78, ni en 489, comp. Barhebræus, Chron. eccl. , t. II, p. 55, note 1.

2. Ces statuts ne se sont pas conservés, mais on possède ceux de son successeur Elisée ou Osée, publiés en 490, Guidi, GU Statuti délia scuola di Nisibi , Rome, 1890.

3. Assémam, B. O., III, pars I, GG. Sur ses lettres à Acacius, voir cidessus, p. 176. Une hymne au Musée britannique, Calai. Wright, p. 130.

4. Barhebræus, Chron. eccl., II, p. 77. Barhebræus confond la date de l’exil (457) avec celle de la destruction de l’École des Perses (489). Assémam, B. O., II, 402, et 407, note 2, fixe à tort cet exil sous Rabboula vers 431. Bickell, Conspeclus rei Syrorum litt., p. 37, et, après lui, Feldmanx, Syrische Wechsellieder von Narsès , p. 3, prennent sans fondement l’année 496 pour la mort de Narsès, cette année est celle de la mort d’Acacius, d’après Amr.

JUSQU’AU VIIe SIÈCLE.

mélies suivies de cantiques, est conservé à la Bibliothèque royale de Berlin et au Musée Borgia à Rome. Un autre ms. de Berlin, Coll. Sachau, n° 219, renferme un poème en mètres de douze syllabes sur Joseph, fils de Jacob. Quelques hymnes se trouvent dans le bréviaire nestorien et dans des manuscrits de la Bibliothèque du patriarche orthodoxe de Jérusalem1. Narsès affectionnait, dit-on, le mètre de six syllabes, mais les poésies publiées jusqu’à ce jour sont dans les mètres de sept et douze syllabes. Ébedjésu attribue encore à Narsès des commentaires (voir ci-dessus, p. 82); une liturgie; des explications sur la communion eucharistique et le baptême; et un livre intitulé Sur la corruption des mœurs.

Mari, évêque de Beit-Ardaschir, est surtout connu par la lettre que lui adressa Ibas. Outre son commentaire sur Daniel (ci-dessus, p. 82), et sur les épîtres d’Acacius d’Amid (ci-dessus, p. 345), il écrivit un traité de controverse contre les mages de Nisibe2.

Mana traduisit à Edesse une partie des œuvres de Théodore de Mopsueste3. Selon Siméon de Beit-Ar-

1. Voir Journal asiatique, janv.-février 1894, p. 96. Il a été édité peu de choses des œuvres de Narsès : une hymne d’après un ms. du bréviaire nestorien à la Bibliothèque de Munich par Haneberg, Zeitschr. der deut. morgenl. Gesell., III, p. 236; dans d’autres ms., cette hymne est attribuée à S. Éphrem et est imprimée dans l’édition romaine de S. Éphrem; la première partie d’une longue homélie sur l’intelligence, probablement d’après le ms. du Musée Borgia, par le P. Cardaiii, Liber Thesauri, p. 47; un fragment d’une homélie, par le P. Bedjan dans le Breviarium Chaldaicum , Paris, 1886, I, 468; un fragment de l’homélie sur saint Jean-Baptiste , par le P. Gismondi , Linguæ syriaeæ grammatica , Beirouth, 1890; une partie du poème sur Joseph par Grabowski, Die Geschichte von Mar Narsès, Berlin, 1889; les cantiques des ms. de Berlin et du Musée Borgia par Sachau et Feldmann , voir ci-dessus, p. 23; quelques-uns de ces cantiques ont été attribués à saint Éphrem, voir Feldmann, Syr. Wechsellieder von Narsès , Leipzig, 1896; Noeldeke, Liter. Centralblatt , 1897, n° 3, p. 94.

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