‹ André del Sarto, drame en 2 actes et en proseChapitre 1 sur 37 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

GREMIO SEUL, un trousseau de clefs à la main.

Je crois que j'ai dormi cette nuit un peu plus longtemps que de coutume ; non, l'aurore commence à peine à paraî-tre ; tout repose dans cette maison ; il n'est pas temps encore d'ouvrir les portes. Était-ce un rêve que je faisais? Il m'a semblé, en vérité, que j'entendais du bruit dans la cour ; à l'heure qu'il est, c'est singulier.

( Cordiani enveloppé d'un manteau et masqué descend de la

fenêtre de gauche.) CORDIANI, sur le balcon et s'adressant ù uuc personne qu'on ne

voit pas.

Dans une heure! par la porto du jardin [descendant dans une heure et à toujours! Qu'ai-je entendu? Arrête, qui que tu sois !

CORDIANI

Laisse-moi passer, ou je te tue!

(11 le frappe et s'enfuit dans le jardin.)

GRÉMIO, seul.

Au meurtre ! au voleur ! Mathurin ! au secours !

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