‹ André del Sarto, drame en 2 actes et en proseChapitre 15 sur 37 · ANDRÉ, LUCRÈCE, SPINETTE · texte numérisé non relu

ANDRÉ, LUCRÈCE, SPINETTE

ANDRÉ

Bonjour, Lucrèce. Vous ne m'attendiez pas à cette heure, n'est-il pas vrai? que je ne vous importune pas, c'est tout ce que je désire. Dites-moi, de grâce, alliez-vous rentrer dans votre appartement? j'attendrais, pour vous voir, le moment du dinor.

LUCRÈCE

Non, en vérité.

ANDRÉ

Les instants que nous passons ensemble sont si courts et si rares! et ils me sont si chers!... Vous seule au monde, Lucrèce, me consolez du chagrin qui m'obsède... Ah ! si je vous perdais !... tout mon courage, toute ma philosophie sont dans vos yeux...

LUCRÈCE

Avcz-vous quelque sujet de tristesse, mon ami?... Vous éliez gai hier, il m'a semblé?

ANDRÉ

La gaieté est quelquefois triste, et la mélancolie a le sourire sur les lèvres.

LUCRÈCE

Vous n'êtes pas allé à la ferme? A propos, il y a une Iellr. pour vous ; les envoyés du roi de France doivent venir de-main.

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