‹ André del Sarto, drame en 2 actes et en proseChapitre 20 sur 37 · CORDIANI, DAMIEN, PUIS LIONEL ET CÉSARIO · texte numérisé non relu

CORDIANI, DAMIEN, PUIS LIONEL ET CÉSARIO

PEINTRES, etc.

DAMIEN, dans la coulisse.

Cordiani! où est Cordiani?

CORDIANI

Eh bien! que me veux-tu?

DAMIEN, sortant du pavillon.

Je quitte André, il ne sait rien, ou du moins, rien qui te regarde 11 connaît parfaitement, dit-il, le motif de la mort

•i 58 ACTE IL de Grémio, et n'en accuse personne, toi moins que tcuit autre.

CORDIANI

Est-ce là'tout ce que tu as à me dire ?

DAMIEN

Oui, c'est à toi de te régler là-dessus.

CORDIANI

En ce cas, laisse-moi seul.

(11 va se rasseoir ; Lionel et Césario passent suivis des pein--

tres, etc.)

LIONEL, arrivant du fond, et descendant la scène.

Conçoit-on rien à cela? nous renvoyer, ne rien vouloir entendre, laisser sans vengeance un pareil coup ! ce pauvre vieillard qui le sert depuis son enfance, qui l'a bercé sur ses genoux! Ah! Dieu! si c'était moi, il y aurait d'autre sang que celui-là.

DAMIEN

Ce n'est pourtant pas un homme comme André qu'on peut accuser de lâcheté.

LIONEL

Lâcheté ou faiblesse, qu'importe le nom? Quand j'étais jeune, cela ne se passait pas ainsi. Il n'était, certes, pas difficile de trouver l'assassin ; et si l'on ne veut pas se com-promettre soi-même, par mon patron ! on a des amis.

CÉSARIO

Quant à moi, je quitte la maison ; je suis venu ce matin ;> l'Académie pour la dernière fois. Y viendra qui voudra, je vais chez Pontormo.

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