‹ Andre Gerard drame en cinq actes en proseChapitre 32 sur 98 · LOUISE, ROSE, MORAND · texte numérisé non relu

LOUISE, ROSE, MORAND

MORAND

Eh bien! Louise, mais dépêchez-vous donc! nos invités vont venir?

ROSE, à Morand.

Madame attend ses diamants.

LOUISE

Comprenez-vous cet abominable Fôssin?

MORAND

Que ne le quittez-vous? n’y a-t-il qu’un joaillier à Paris?

LOUISE

Rose, allez voir si ma parure est prête... Prenez une Voilure à l’heure, et crevez les ehevaux !... (Roso «on.)

MORAND

Des chevaux de fiacre !... ils ont heureusement fie trop bonnes habitudes pour cela... (tirant sa montre. )%enri se fait attendre... Il n’ignore pourtant pas que c’est aujourd’hui l’anniversaire de

votre naissance, (il s’assied à gauche.) . •

LOUISE, descendant la scène.

Sa grand mère l’aura retenu. C’est bien naturel, convenezen. Mais vous êtes militaire, vous, vous voyez la vie comme une consigne.

1 ’• MORAND

C’est cela, pour excuser mon fils, n’allez-vous pas inc faire un crime de ma vie de bivouac ?

LOUISE

Je sais que vous n’aimez ni le bruit, ni le tabac. Mais avec vos goûts, on est diplomate ou poète... Comment êtes-vous devenu général, voyons? (Elle s'appuie sur son cpatile.)

MORAND

Bien simplement. De 1806 à 1807, j’ai reçu trois balles dans la poitrine : la première à léna, les deux autres à Friedland ;

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