LOUISE, ROSE, MORAND
MORAND
Eh bien! Louise, mais dépêchez-vous donc! nos invités vont venir?
ROSE, à Morand.
Madame attend ses diamants.
LOUISE
Comprenez-vous cet abominable Fôssin?
MORAND
Que ne le quittez-vous? n’y a-t-il qu’un joaillier à Paris?
LOUISE
Rose, allez voir si ma parure est prête... Prenez une Voilure à l’heure, et crevez les ehevaux !... (Roso «on.)
MORAND
Des chevaux de fiacre !... ils ont heureusement fie trop bonnes habitudes pour cela... (tirant sa montre. )%enri se fait attendre... Il n’ignore pourtant pas que c’est aujourd’hui l’anniversaire de
votre naissance, (il s’assied à gauche.) . •
LOUISE, descendant la scène.
Sa grand mère l’aura retenu. C’est bien naturel, convenezen. Mais vous êtes militaire, vous, vous voyez la vie comme une consigne.
1 ’• MORAND
C’est cela, pour excuser mon fils, n’allez-vous pas inc faire un crime de ma vie de bivouac ?
LOUISE
Je sais que vous n’aimez ni le bruit, ni le tabac. Mais avec vos goûts, on est diplomate ou poète... Comment êtes-vous devenu général, voyons? (Elle s'appuie sur son cpatile.)
MORAND
Bien simplement. De 1806 à 1807, j’ai reçu trois balles dans la poitrine : la première à léna, les deux autres à Friedland ;