ANDRÉ GÉRARD. P
Tu me tortures.
TRUPHÊME, montrant la table de jeu.
Je t’ai promis un protecteur, le voici.
ANDRÉ GÉRARD, reculaut.
Le jeu?...
T RUPHÊME, lui offrant .do l'argent.
Le moyen de l’attendrir, le voilà... c’est deux cents francs que je te prête !
Non, je peux perdre.
TRUPHÊME.
Tu gagneras.
Que veux-tu dire?
TRUPHÊME
Ta gagneras... je m’arrangerai pour cela.
Mais c’es't une infamie que lu me proposes?
TRUPHÊME, •
Nous partagerons.
Ah! va-t’en !
TRUPHÊME. Il montre les joueurs qui sont riens les autres talons.
Une centaine de louis de moins dans le gousset de ces joueurs , c'est une goutte d’eau de moins dans la rivière.
J’aimerais mieux voir rqji femme et mes enfants mourir de faim sur un grabat !
TRUPHÊME.
Le jeu s'anime... dans un moment il sera effréné... on ne verra plus qu’une chose, l’or!... Tu mets cinq louis... tu passes cinq fois, et le tour est fait!
Jamais, jamais!
. TRUPHÊME.
A ton aise.
ANDRÉ GÉRARD, revenant à lui.
Tu peux me sauver autrement... Tiens, voici monsieur de Richebourg.. . Il peut disposer d’une place à son gré... intercède pour moi... oh ! je t’en prie, je t'en prie!
TRUPHÊME.
Je le veux bien... Garde toujours ces dix louis... tu me les
rendras quand tu pourras! (il le force à prendre le billet. Le talon se remplit pen à peu, Richebourg revient entouré, on se met à la table de lansquenet.)