‹ Andre Gerard drame en cinq actes en proseChapitre 8 sur 98 · LES ENFANTS · texte numérisé non relu

LES ENFANTS

Et moi, papa! (U* l'entourent.)

ANDRÉ GÉRARD, les serrant dans ses bras, au Docteur.

Ah ! docteur, voilà ce qui prouve que nous sommes tous au même degré les enfants de Dieu... Ce sont ces chers petits êtres qui grandissent gaiement sous le toit du pauvre comme dans le palais du riche...

MARCELLE

Nous accompagneras-tu à l’église, André?

Non...

MARGUERITE, aux enfants.

Allez mettre le couvert. (Les enfants montent.)

Le travail est une prière aussi... C’est comme si on disait à Dieu : « Ayez pitié de moi, Seigneur, et faites que je gagne aujourd’hui et demain le pain quotidien de ma famille!;.. »

LE DOCTEUR

Un peu de repos ne nuit pas.

Je passe des nuits excellentes.

M ARGUER ITE

Ah! tu peux t’en vanter!... Docteur, voyez scs yeux fatigués.

MARCELLE

Marguerite a raison, grondez-lc.

ANDRÉ GÉRARD, au Docteur.

Vous voyez, on conspire contre moi... (a Marcelle.) Oh ! sois tranquille, je me ferai soigner désormais comme un impotent.

MARCELLE

Il est incorrigible.

LE DOCTEUR, remettant la potion 6 Marcelle.

Une cuillerée toutes les deux heures. .

MARCELLE

Merci.

LE DOCTEUR

Excusez-moi, j’ai un malade qui m’attend.

ANDRÉ GÉRARD, le reconduisant, bas.

Elle n’est pas plus souffrante?

LE DOCTEUR

Non.

Peut-elle sortir?

LE DOCTEUR

Le grand air lui donnera des forces. ( nas.) Votre femme m’inquiète moins que vous, André, vous devriez vous étudier à tromper votre sensibilité. ( Haut. ) A demain. ( il

sort.)

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