SCÈNE V
STÉPHAN, ANDRÉA
STÉPHAN, sur son fauteuil.
Qu'est-ce que cela? (Andréa ouvre doucement la porte de sa chambre, et après avoir écouté se tourne dans la direction de la chambre de Stcphan, sans l'apercevoir tout d'abord) LcS chœurS do l'Opérai... (Andréa l'aperçoit et, réprimant un mouvement de surprise, s'arrête sans être vue. On entend chanter dehors en chœur. Viva! viva la Stella!) G'cSt la Stella qUO l'on ramène chez elle!... (ll se lève vivement. Moment de silence. Anxiété d'Andréa. La musique s'est rapprochée, elle est maintenant sous la fenêtre. Stéphan fait un pas, comme pour aller de ce côté. Andréa fait le même mouvement en arrière pour rentrer chez elle.)
STÉPHAN, dans la direction de la fenêtre.
Oui, oui!... Poursuis ta route^, fatale étoile... et que je ne te voie plus jamais... étoile de malheur., .jamais plus!.*.
(Mourement de joie d'Andréa. La musiq\ie s'éloigne peu à peu comme elle est venue, et en mourant jusqu'à la fin de la scène.) Et VOilà UUC femme
avec qui j'ai voulu fuir !... Je ne prends même pas la peine de la voir passer... Gela s'appelle une passion! (Retombant dssis.) Et c'est à ça qu'on sacrifie son bonheur!.*.
16Zi ANDRÉA.
ANDRÉA, derrière lui, prenant son front à deux maioa
Ah ! que vous avez froid !
STÉPHAN, saisi.
Andréa !
ANDRÉA
Viens donc l