ACTE DEUXIÈME. C
ANDRÉA
Par exemple!... mais jamais ça!... jamais!...
BIRSCHMANN.
Alors, allons-nous-en !
ANDRÉA
Et je ne saurai rien?
BIRSCHMANN.
Damel il faut pourtant se décider!...
SYLVINE, descendant avec le bas.
Tenez, mademoiselle!
BIRSCHMANN, le passant h Andréa.
Une vraie fee!... Elle travaille!... Tenez, Ottilie! (Andréa le
prend et le jette sur le canapé.)
STELLAj derrière son paravent, se levant coiffée.
Allons, maintenant, monsieur Birschmann, allez-vousen! (Mouvement d'Andréa.)
BIRSCHMANN, regardant Andréa.
Hein?... madame veut !...
STELLA
Mais oui! vous me gênez, mon cher, pour m'iiabiller.
ANDRÉA, vivement à Birschmann, le retenant.
Ne VOUS en allez pas!
BIRSCHMANN, haut.
C'est que...
STELLA
Quoi?
BIRSCHMANN.
Je vous assure, madame que je suis si peu regardant!
(Andréa lui fait signe de persister I D'alllCUrS !... puisquO le COlf-
feur...
60 ANDRÉA
STELLA
Ah! mais le coiffeur a fini. (Lambert son.) Et enfin le coiffeur n'est pas un homme!
BIRSCIIMANN.
Moi non plus, je vous assure !... ou si peu...
STELLA
Eh bien?
SYLVINE, montrant à Hirschmann la porte que Lambert a laissée ouverte en sortant.
Allons! allons! bijoutier de mon cœur!... (EUe remonte vers
su maîtresse.)
ANDRÉA, bas à Birschmann.
Seule!... Avec elle?
HIRSCHMANN, de môme.
Vous voyez, il le faut!
ANDRÉA
Mais je ne veux pas!...
HIRSCHMANN
Alors, partons; mais il va venir!... sûrement!...
STELLA, ouvrant le paravent à demi.
Eh bien, êtes-vous parti?
BIRSCHMANN.
Je pars, madame, je pars !
STELLA
Et pesez la couronne!... Que je sache au juste ce que ça vaut!
BIRSCHMANN.
Oui, madame, tout de suite! (a Andréa.) C'est une rentrée!
ANDRÉA, avec jalousie.
Oh!... Elle est belle!