ACTE QUATRIÈME
AlVDRéA.
C'est que jamais vous ne m'en avez si bien donné le
droit!..* (tfourement poar rentrer ebez elle.)
STÉPHAN
Nonl... je ne te reconnais plus!... Toi, si'^bonne, si tendre I...
ANDRÉA
Enfin I...
STÉPHAir.
Tu es préoccupée, distraite!... (Areo an soupçon <{ui Ta croissant.) Vos yeux ne quittent point cette chambre!...
ANDRÉA
C'est que je n'ai pas d'autre idée que d'y rentrer, (nouve-
ment très-marqué pour s*éloigoer.)
STÉPHAN, brusquement, l'arrêtant.
Pardon I... Que faisiez-vous donc ici, avant n^on arrivée?...
ANPRÉA»
Je veillais, je suppose l
STÉPHAN
Seule?
ANDRÉA
A moins de prier ma femme de chambre de me tenir compagnie, en votre absence?
STÉPHAN
Pourquoi votre main frémit-elle dans la mienne?
ANDRÉA, retirant sa main.
C'est qu'elle s'y trouve mal, apparemment.
STÉPHAN
Quelqu'un est venu pourtant?
156 ANDRÉA
ANDRÉA, ironique et amère.
Ahl... qui donc?
STÉPHAN
Je ne sais!... je vous le demande I
ANDRÉA, de même.
Ahl jaloux?... vraiment?... Je vous assure, monsieur, qu'il est bien tard pour s'amuser à de tels jeux.
STÉPHAN, qui a jeté un coup d'oeil sur la Sable avec une irritation croissante.
Ce n'est pas là répondre, quelqu'un est venu!... témoin ces deux tasses... encore tièdes, et qui ont servi l'une et l'autre!...
ANDRÉA, Jouant areo son anxiété.
Par mégarde, sans doute...
STÉPHAN, prêt à éclater.
En vérité!... Et cette ombre d'homme qu'on a vue sur votre rideau!...
ANDRÉA, Ironiquement.
Ohl...
STÉPHAN
On l'a vue!... (Arec violence.) Andréa, un homme était ici avec vous, tout à l'heure!
ANDRÉA
Eh bien, monsieur, il fallait y être vous-même... vous
sauriez qui! ( Mouvement.)
STÉPHAN, l'arrêtant violemment.
Vous êtes bien pressée d'y rentrer, dans cette chambre,
ANDRÉA
Oui!
STÉPHAN
Et de fermer cette porte, n'est-ce pas?