‹ Andréa, comédie en quatre actesChapitre 202 sur 232 · CASIMIR, CHARLEY · texte numérisé non relu

CASIMIR, CHARLEY

MISTRESS POWERS

Mon cher voisin, que je vous suis donc reconnaissante de cet empressement...

Je serai toujours heureiu, madame, de mettre h vptre service tout mon dévouement.

LEA

Et mpi, je vous remercie de tout mon cœur, monsieur.

MISTRESS POWERS

Ma nièce tient de M. Rochat lui-même que vous êtes loin d'approuver ses doctrines : et il nous a paru que nous ne saurions invoquer de meilleurs conseils que les vôtres, vos relations d'amitié avec lui pouvant, au besoin,

nous être d'un précieux secours. (Clip.rley avance un fauîeuil

456 DANIEL ROGHAT

à Fargit, i qai mistress Powers fait signo de s^asseoir.-^- On R^assied *,)

Avant tout, cher monsieur, permettez- moi de vous poser une question... Ma nièce est-elle, n'est-ellepas mariée? Charley prétend que oui; je prétends que non... Qui a raison?...

FARGIS

C'est monsieur, missis Powers ; je suis forcé d'en convenir !

HISTRESS POWERS.

Ainsi, ma nièce est mariée, tout de bon ?

Vous ne sauriez garder à cet égard le moindre doute !

HISTRESS POWERS.

Vous entendez, Lea?

LEA

Ouiy matante.

FARCIS

La législation est formelle... Le mariage civil prime le mariage religieux 1 — La société humaine a dû prendre ici ses précautions. — Le mariage n'est pas .seulement l'union des sentiments ; c'est aussi l'alliance des intérêts ; un pacte social qui entraîne des obligations et des droits de toute nature, que la loi n'a pas seulement pour but de déterminer, mais aussi de garantir... Or, la première de ces garanties, c'est que le contrat, une fois conclu, soit définitif... Vous êtes trop raisonnable pour ne pas trouver cela parfaitement juste !

Casimir, Fargis, Charley, Lea sar le canapé, Esther, mistrç^» powers.

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