ACTE DEUXIÈME
STÉPHAR.
Quel foui
LE DOCTEUR
Pas plus que toi!
STÉPHAN
Moi!.. .fou?
LE DOCTEUR, allant s'asseoir à gauche, près de la toilette.
Tu n'es pas un fou proprement dit, tu es un maniaque!... Il y a chez toi prédominance exclusive, absolue, d'une idée fixe!... C'est-à-dire manie rentrant dans la catégorie générale des délires amoureux!... Et ton cas personnel, c'est Stella!... Tu es un délirant d'une espèce particulière, un stelUste!
STÉPHAN, allant et venant, nerveusement.
LE DOCTEUR, tranquillement.
Une belle et bonne manie que ta raison condamne, mais qu'elle est impuissante à combattre... Un homme se croit le tonnerre!... Tu es aussi malade que lui!... Sous l'empire de son idée fixe, il met le feu à sa maison... Toi, à ton ménage!... Où est la différence? — Il obéit à la tyrannie de son idée, comme toi à la tienne!... Il ne voit pas les choses telles qu'elles sont!... Toi non plus!. . Tu as des moments lucides... lui aussi!... Il a des hallucinations!... — et toi donc? Est-ce que tu ne découvres pas chez Stella des perfections... parfaitement absentes?
STÉPHAN
Âh! Dieu! la créature la plus séduisante!
LE DOCTEUR, froIdemenU
C'est çat
STÉPHAN, irrité.
Mais!...
LE DOCTEUR
Ah!... mais je ne discute pas, je constate, voilà tout!
78 ANDRÉA
STÉPHAN, ironique,
Bref!... Tu me conseilles?.,.
LE DOCTEUR
La promenade, les bains?...
STÉPHANf ironiquement.
Les distractions?. ••
IiB DOGTBU]^.
Et quinse Jours d'abstention compléta du thé&tro, quand on y danse l...
STÉPHÀN.
Et Je serai guéri?
LE DOCTEUR
Non... mais en voie de Tôtrel... Et, en tout cas, plus calmé I
STÉPHAN, exaspéré.
Tiens I va au diable avec tes remèdes!..* Matérialiâtea enragés, vous êtes odieux!,., odieux!...
LE DOCTEUR, froldemeaU
Ça! c*est une crise...
STÉPHAN
Des médecins de Molière!... Tous!...
LE DOCTEUR, de même.
Avec colère...
STÉPHAN
Charlatan!...
LE DOCTEUR, de mène.
Et injures!... Diable! tu es plus malade que Je ne
pensais, toi!... (Applaadissemenie. <— Rebnam entre TiTement, cherchant de tous rôles sans dire un mot, tandis qae Stéphan et le docteur assistent k cette rccherx.jo avec étonnement 84iw y rieA eomprendre. — Aa fond, sur la scène, ie« ft^^ltu^ltienients redoublent, -^ lfv8i<|tte.]