‹ Andréa, comédie en quatre actesChapitre 66 sur 232 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

AULBEN, ANDRÉA.

ANDRÉA, timièement*

Monsieur, je vous demande bien pardon—

K AULBEN, an pea raide.

n est un peu tard, en effet, madame, pouf une visite.

ANDRÉA

Ohl monsieur, croyez bien que si j*ose me présenter à

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cette heure, c'est que le cas est urgent... (Très-émue.) Je ne puis pas attendre, monsî^r... je ne puis pas, je vous le jure!

KAULBEN, ayancant un fauteuil.

Voyons, madame! (a part.) Il a raison, ce Kraft, celie-cl

est intéressante... (Doucement, en la faisant passer derant lai.) Madame, je vous en prie, asseyez- vous! (n m désigne le (auteuii), et rassurez-vous... Il s'agit*?...

ANDRÉA, toute tremblante, tombant cssise.

Ahl monsieur, il s'agit de me sauver!... Et si vous me refusez votre appui...

KAULBEN, tirant à lui un pouf qui est sous le table et s'asseyent, h part.

C'est ça!... autre général!... (Haut) Eh bien, madame, voyons donc de quoi il est question... et que je soupçonne un peu... j'en ai peur.

ANDRÉA, surprise.

Ahl

KAULBEN, un peu narquois.

Oh! mon Dieu! nous sommes si habitués à ces sortes de choses... vous êtes mariée, madame la Comtesse?

ANDRÉA

Oui, monsieur... hélas! oull...

KAULBEN.

Et il s'agit de détourner... quelque orage qui vous menace... du côté de votre mari?...

ANDRÉA

Oui, monsieur; ah! oui, c'est bien cela...

KAULBEN, dont le ton deri^^nt insensiblement plus léger.

Nous disons donc, que par suite de quelque imprudence, quelque légèreté?..,

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