ACTE TROISIÈME
AN0RÉA, se jetant à son cou.
Non!... Ah! merci 1... Ahl que je t'aime I...
STÉPHAN
Il le faut bien I...
Ah! quelle joie tu me donnes!... Ah! que je vais t^aimer,... tu verras!
STÉPHAN
Tyran, va!
ANDRÉA
Dis esclave!... toute ma vie,... à tes pieds... comme çal...
STÉPHAN, après un silence.
... Mais, dis donc, ce n'est pas tout!... Il faut maintenant prévenir le capitaine de ce bateau !
ANDRÉA, relevant la tôte, inquiète.
Pourquoi?
STÉPHAN
Pour qu'il ne m'attende pas !...
ANDRÉA, rassurée, reprenant son attitude.
Que t'importe?
STÉPHAN
Ahl si, si, voyons!
ANDRÉA, inquiète, se redressant*
Oh! tu veux encore sortir?...
STÉPHAN
Mais non!... Quelle idée!..« Écrire seulementi
Ah! écrire... boni
STÉPHAN
Tu permets?... c*est heureux 1
130 Al^DREÂ.
ANDRÉA
Je lirai?
STÉPHAN
Tu liras... oui, esclave... (Mouremeot pour se lever.)
Alfi)RâA.
Ne bouge pas I... J*ai là tout ce qu'il fautl
STÉPHAN
Chez toi?
ANDRÉA
Oui, ne bouge pas!... Je te rapporte I (L'embrassant arec nne
Joie d'enfant.) Ail l que je suis coDtente!... Ah! que je suis
donc contente! (ei1« oourt k m chambr*.)
SIÉPHAN» Mal, §• lerant Tiyemsbt, en regardant l'heure.
Il est encore temps !... (n tire son crayon, et sur la lettre qu'Andréa lui a rendue, Aorii, debout an guéridoD.) a Mon Andl'éa, Ce
voyage est forcé, pardonne-moi de t'avoir trompée... Je
parsl » (pliant la lettre.) Là!i.. (il pUoe la lettre en évidence sur la grande table de droite, et court prendre son chapeau sar le secrétaire du
fond.) Avant qu'elle puisse s'habiller pour courir après
mol!... Enfin Iti* (U s'élanoe dehors.)