‹ Andréa, comédie en quatre actesChapitre 87 sur 232 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

STÉPHAN, couché et endormi. SGHRANN, FRÉDÉRIC.

SCHRANN ouvre tout doucement la porte d'entrée, il a une lanterne à la main. Frédéric le suit, Schrann trarerse la pièce sur la pointe du pied et va s'assurer que iStéphan est endormi. Tonte la scène se loue à demi- voix.

Doucement!... il dort!

FRÉDÉRIG9 entrant avec précaution à deml-voiz.

Ouil

SCHRANN.

Monsieur est le frère?...

FRÉDÉRIC

Le beau- frère!... Et je viens de la part de ma sœur ra^assurer de son état!...

SCHRANN.

Ah! bien!..* bien!... (Ulève la lanterne.)

FRÉDÉRIC, Tiremeal.

Prenez garde de le réveiller.

SCHRAim.

Ohl il est trop éreinté, après la vie qu'il nous a faite I...

FRÉDÉRIC

Ah!... Il a résisté?

SGHRANN, déposant sa lanterne sor nne table.

Ah!... « Je ne suis pas foui... Je vous dis que je ne suis pas fou!... » Mais nous connaissons ça!... Ils disent tous la même chose I

FRÉDÉRIC, yirement.

On ne lui a pas fait de mal, au moins?

SCHRANN.

Aucun mal, soyez tranquille!... Seulement, se voyant enfermé, il a voulu forcer la porte, et s'est mis à tirer sur lui de toutes ses forces,... car monsieur remarquera qu'elle s'ouvre en dedans...

FRÉDÉRIC

Oui.

SCHRANN.

Monsieur le directeur de rétablissement, qui est un homme de génie, monsieur, j'ose le dire!... a inventé un appareil bien ingénieux... Quand un de nos pensionnaires s'obstine à vouloir ouvrir la porte dont le verrou est fermé, il tire naturellement le bouton de toutes ses forces,... mais le bouton tiré fait mouvoir un petit corps de pompe placé de ce côté!... (n montre.) Et notre homme reçoit en plein nez une douche d'eau glacée, qui le calme par enchantement!...

FRÉDÉRIC

Cest fort ingénieux, en effet... Alors, c'est ça?.

SCHRANN.

Qui l'a calmé... si bien qu'il nous a demandé poliment

i'S^ ANDRÉA.

du papier et de l'encre pour écrire à quelques amis... Et cela fait, épuisé, il s'est jeté sur sou lit, d'où il n'c pas bougé depuis ce temps-là.

FRÉDÉRIC, à lai-mêmç, Windiis (^ Sohrann raDÎme le feu.

Cinq heuresl... Tout va bienl... (Baat.) C'est çal faitei^lui un bon feu!.«.

SCHRANN.

Monsieur se retire?

FRÉDi^RIG.

Oui, il me semble qu'il a bougé... D'aiHeuf», je çma tout ce que je voulais savoir...

SGHRANlf.

Monsieur n'a pas de recommandations spéciales à me faire?

FRÉDÉRIC

iioni... Les agents qui l'ont amené sont toujeups là, n'est-ce pas?

SCHRANN.

Oui, monsieur, chez le concierge!...

FRÉDÉRIC

Bien, j^ vais leur parler... Permette^-molt monsieur

Sohrann, pour vos bons offices... (a Luireme^d^rargcnt.)

SCHRAN5.

Ohl monsieur I...

FRÉDÉRIC

£t traitez-le bien doucement, n'est-oe pas, bien douco ment...

SCHRANN.

Monsieur, fiez- vous à moi... Aussi poliment que bHï n'était pas aliéné.

FRÉDÉRIGé

G*est ça!... justement...

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