‹ Andromaque (volume 3)Chapitre 8 sur 28 · PYRRHUS, ORESTE, PHŒNIX · texte numérisé non relu

PYRRHUS, ORESTE, PHŒNIX

PYRRHUS

Je vous cherchois, Seigneur. Un peu de violence M’a fait de vos raisons combattre la puissance,

Je l’avouë. Et depuis que je vous ay quitté,

J’en ay senti la force, et connu l’équité.

J’ay songé comme vous, qu’à la Grece, à mon Pere, A moy-même en un mot je devenois contraire ;

Que je relevois Troye, et rendois imparfait Tout ce qu’a fait Achille, et tout ce que j’ai fait.

Je ne condamne plus un couroux légitimé,

Et l’on vous va, Seigneur, livrer vostre Viélime.

ORESTE

Seigneur, par ce conseil prudent et rigoureux,

C’est acheter la Paix du sang d’un malheureux.

AN DR O MA .V UE

PYRRHUS

Ouy, mais je veux, Seigneur, l’assurer davantage. D’une éternelle Paix Hermione est le gage.

Je l’épouse. Il sembloit qu’un speétacle si doux N’attendist en ces lieux qu’un témoin tel que vous. Vous y représentez tous les Grecs et son Pere, Puis qu’en vous Menelas voit revivre son Frere. Voyez-la donc. Allez. Dites-luy que demain J’attens, avec la paix, son Cœur de vostre main.

Ah dieux !

ORESTE

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