A sa vue. c'esl-à-dire en face
2. Expression heureuse et vive, plus forte encore dans Corniilî.k (Cid, H, 5):
...D'un si fol espoir mon cœur mal défendu Vole après uo niii.int que Chimêne a perdu.
3. Ce vers est équivoque, chose rare dans Racine. Flatte veut-il dire la ménage ou caresse son orgueil? U est vraisemblable, puisque Pyrrhus accuse Andromaque d ingratitude et promet d'être impitoyable, que /latte se rapporte à la douceur de Pyrrhus et non à la douleur d Andr miaque. Le sens serait donc : o Plus mon ainoiirade ménagements pour elle, pl>is 1 ingrate me hait. » — Grammaticale- :nent, il faunraità la flatte q.\o\\Iqt aavantage ; celte suppression du corrélatif est peu commune dans la langue du xvii* siècle. Cependant Corneille dit de inéme {Cinna, III, 2) :
(II) fut contre un tyran d'autant plus animé yu'Il en reçut de biens et qu'il s'en vit aimé.
h. Que avec le sens de si ce n'est, autre que, se présente souvent dani la langui du temps. Hacine dit de même (Uritann., I, 4) :
Que voia-je autour de moi que des amis vendus? Et COHNEILLE iSophon., 11, 1) :
J'abandonne son fils. Que de pleurs vont couler! 69S
De quel nom sa douleur me va-t-elle appeler!
Quel spectacle pour elle aujourd'hui se dispose!
Elle en mourra, Phœnix, et j'en serai la cause :
C'est lui mettre moi-même un poignard dans le sein .
PHOENIX
Et pourquoi donc en faire éclater le dessein? 700^ Que ne consultiez-vous tantôt votre faiblesse?
PYRRHUS
Je t'entends. Mais excuse un reste de tendresse.
Crains-tu pour ma colère un si faible combat?
D'un amour qui s'éteint c'est le dernier éclat.
Allons. A tes conseils, Phœnix, je m'abandonne. 703
Faut-il livrer son fils? faut-il voir Hermione?
PHŒNIX
Oui, voyez-îa, seigneur; et, par des vœux soumis^ Protestez-lui 2...
PYRRHUS
Faisons tout ce que j'ai promis.
1. Ce n'est pas sur le ton d*une joie farouche que Pyrrhus prononce ces vers mais plutôt, comme il va le dire, avec « un reste de ten'lresse » et de regret. -— Il est peu probable, au demeurant, que Racine se soit souvenu ici du fameux vers d'e ( orneille f Horace» IV, 5), rappelé par Géruzez :
Moi seule en être cause et mourir de plaisir.
2. La réticence suppose que /ïroiesfer seconstruisait, en effet, au xvii» 8iè<:le avec que ou avec de. Ainsi Rotrou {Antig,, 1, 1) :
De ma part je proteste en ces divines mains Qu'au moins je forcerais tous obstacles humains.
Et r.ORNEiLLK {Sophon,, 1, 4)
Moi quj vous protestez d'aimer plus que vous-même.
Aujourd'hui, il se construit plutôt ou avec de et un substaniif, ou absolument.