‹ AndromaqueChapitre 141 sur 176 · ACTE III, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IL

ARSACE

La haine sur Titus tombera toute entière. Seigneur , si vous parlez , ce n'est qu'à sa prière.

ANTIOCHUS

Non , ne la voyons point ; respectons sa douleur : Assez d'autres viendront lui conter son malheur. Et ne la crois-tu pas assez infortunée D'apprendre à quel mépris Titus l'a condamnée , Sans lui donner encor le déplaisir fatal D'apprendre ce mépris par son propre rival ? Encore vm coup , fuyons ; et, par cette nouvelle , N'allons point nous charger d'une haine immortelle.

ARSACE

Ah î la voici : seigneur , prenez votre parti.

AîîTIOCHUS.

Ociel!

concevoir que Titus puisse quitter Be'renice et s'arrêter à cette idée , est aussi tendre que délicat. C'est là vraiment la science de Pamour, et c'était celle de Racine.

Observez aussi que ces alternatives d'espérance et de crainte, et la résolution généreuse de ne pas annoncer à Bérénice une nouvelle aussi terrible pour elle , que consolante pour lui , donnent à celte scène un mouvement qui est l'espèce d'aCtion qu'elle pouvait avoir, mais qu'un grand maitre pouvait seul lui donner.

BÉRÉNICE

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