L'HONORABLE L.-O. TAILLON
Lorsque le chemin de fer du Nord était sous le contrôle du gouvernement, l'honorable Taillon était assiégé du matin au soir par ceux qui voulaient faire partie de l'administration de ce chemin. Un jour, plus impatienté que de coutume, il s'écria : Eh bien! il ne restait plus qu'une place dans les chars pour les voyageurs, prenezla, je vais être débarrassé, nous allons annoncer que^non seulement les bureaux, mais tous les chars, même celui réservé au bagage, sont rempHs, qu'il n'y reste plus une place, ni pour les employés ni pour le public ».
Le solliciteur ébahi se mit à rire et s'en alla raconter l'aventure qui fit du bruit.
Une autre fois, ne sachant que répondre à quelqu'un qui le tourmentait : « Tiens, voulez -vous ma place ? Prenez-la, je m'en vais ». Et il partit.
Mes contemporains. L.-O. David