PARRAINAGE
Autrefois, un seigneur devait accepter d'être le parrain au moins
une fois dans chaque famille de ses censitaires. Les registres de Boucherville font mention au moins une quarantaine de fois du sieur Pierre Boucher, parrain. L'auteur des Anciens Canadiens, parle d'un seigneur qui reçut, le premier jour de l'an, « après l'ofTicc du matin, la visite d'une centaine de ses filleuls ».
Or, dans ce temps-là, on ne jouissait pas impunément de cet honneur. « Le parrain fournissait toute la boisson qui se buvait au festin compérage, ainsi que celle que buvait la mère de l'enfant nouveau-né pendant sa maladie ». Ajoutez les étrennes, les présents traditionnels, l'entretien même, dans plusieurs cas, des nombreux filleuls.
Une vieille seigneurie, Boucherville.