‹ Anecdotes canadiennesChapitre 340 sur 350 · LA COURTOISIE CANADIENNE-FRANÇAISE · texte numérisé non relu

LA COURTOISIE CANADIENNE-FRANÇAISE

Soit que vous visitiez les manoirs seigneuriaux, résidence des descendants de la noblesse de l'ancien règne, ou le douillet foyer de l'artisan aisé ; que vous vous trouviez au milieu de la population grouillante d'un des grands centres d'activité commerciale, ou bien au seuil de la modeste, mais pittoresque « maison d'habitant », loin du vacarme enfiévré des villes : partout c'est la courtoisie, ce sont les belles manières de ce peuple qui tout d*abord sautent aux yeux du visiteur frais arrivé des provinces voisines.

Un fait assez bizarre c'est qu'il ne manque pas de familles canadiennes-françaises, très fières de s'appeler MacDonald, Mcintosh, etc., comme de vrais montagnards d' Ecosse. L'origine de ces étrangetés... : c'est tout simplement qu'un certain nombre de ces intrépides gaillards en jupe qui, sur les Plaines d'Abraham, ne reculaient pas d'une semelle sous le feu des régiments français, se sont par la suite avoués vaincus par les charmes des sœurs et des filles de l'ennemi de la veille et leur valeur en amour est attestée par une multitude de mariages de ce genre. Ainsi s'explique même le grand nombre de Canadiens-Français qui ont la chance de porter de vieux noms irlandais, comme O'Brien, O'Donoghue, etc.

Byron Nicholson

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