‹ Anecdotes canadiennesChapitre 348 sur 350 · MARIAGE · texte numérisé non relu

MARIAGE

Les Canadiens d'origine française, se marient toujours à leurs égUses paroissiales, et généralement entre huit heures du matin et midi. A Montréal, (et je crois qu'il en est de même dans les autres parties de la province) les futurs époux sont accompagnés à la cérémonie par un norribreux cortège d'amis. Comme le plus modeste individu a toujours une calèche ou un traîneau, il n'est pas rare de voir dans ces occasions plus de cinquante voitures réunies. On y observe néanmoins le plus grand ordre. La future et le père du futur ouvrent la marche, suivis des parents de ce dernier. Viennent ensuite les parents de la fiancée et après eux, le futur avec son beau-père qui ferment la marche. On arrive à l'égUse dans cet ordre, et après la cérémonie nuptiale, le cortège parcourt les principales rues de la ville, jusqu'à ce que les chevaux soient excédés d( fatigucg Toute la société se rend ensuite à la maison du père de la mariée, pour prendre part à un banquet qui dans les occasions de cette espèce, est toujours préparé avec le plus grand soin, et avec cette recherche gastronomique dans laquelle les cuisiniers français ont acquis une si grande réputation. La soirée se passe dans la joie et les amusements. La danse, la musique, les jeux de cartes, durent souvent jusqu'à ce que le jour vienne annoncer qu'il est temps de se séparer. E.-A. Talbot

Cinq Années de séjour au Canada. Traduit de l'Anglais, 1825.

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