LE NOTAIRE CRESPIN
Le notaire Crespin qui avait son étude à Chateau-Richer n'était pas un citoyen banal au dire de l'abbé Ferland. Nommé juge de la côte, par messieurs les seigneurs, il habitait la maison seigneuriale, décorée du titre pompeux de château. Enfant du peuple, il en adoptait parfois le langage ; et dans son intégrité canadienne, il n'avait point honte de reconnaître, de réparer même pubhquement ses erreurs et omissions de magistrat. Aussi personne ne s'étonnait,
% ^J^i^^SOUS^LA DOMINATION FRANÇAISE
lorsqu'on voyait placardée, sur les portes des églises, cette annonce en belle coulée, portant la signature de Crespin, père : « T avions ordonné ; mais sur plus ample information je désordonnons ».
Le Foyer Canadien. Prime 1863. Abbé J.-B. A. Ferland