CC. , cc. gr. £T. gr
1 j. av. op. 80 380 14,80 0,55948 6,1968 8,21 Opération.
1 j. ap. op. 90 300 17,30 0,433S 8,0518 »,41 2:j. ap. op. 150 550 24,80 0,79530 11,5568 6,90
Urines perdues le 4° jour.
Contrairement à ce que nous avons déjà montré pour les anesthésies générales au chloroforme et à l'éther, nous voyons par l'étude des 16 observations qui précèdent que la rachianesthésie à la syncaine {novocaïne française) ne provoque pas d'élévation du coefficient d’acidose. Si quelquefois, en effet, on peut'constater une légère élévation du rapport, celle-ci ne dépasse pas en général 0,0 p. 100, limite des erreurs de dosage et d'expérience.
Nous pouvons donc conclure que, des trois modes d'anesthésie étudiés, la rachianesthésie à la syncaïne
est celui qui cause le moins de perturbatidns dans l'or-
ganisme el qui, par conséquent, est le moins toxique.
DE ! . . à C'est donc l'agent anesthésique qui, d'après nous, doit
être préféré À tous les autres, surtout lorsque le malade é
0 À car
est en état de moindre résistance et que son foie en particulier a subi déjà les atteintes d'une infection ou d’une intoxication quelconque. D'ailleurs, si l'on a quelques raisons de craindre que le foie soit après l’anesthésie insuffisant à sa tâche ou que ses réserves glycogéniques soient épuisées, il suffira, pour prévenir les désastreuses conséquences de cet état de choses, de donner au malade des aliments qui, faciles à digérer, permettront de reconstituer les réserves glycogéniques de l'opéré.
Déjà Chauvin et OEconomos ont préconisé dans ce but une potion glycosée bicarbonatée. Cette médication, au point de vue du but à’atteindre, est excellente, mais la potion glycosée est très désagréable à prendre et ils ont élé obligés pour la faire tolérer d'y ajouter des teintures amères. … À
Pour obvier à cet inconvénient nous avons, sur les conseils de M. le professeur Derrien, donné à quelquesuns de nos malades avant l'opération des bouillies maltées sous forme de crème d'avoine. On y ajoute, lorsque la crème est liède, une cuillerée à café de maltine pour commencer et faciliter la transformation de l’amidon en sucre. Deux euillerées à soupe de farine d'avoine ou d'orge suffisent pour une crème que l’on sucre où qu'on sale selon le goût du malade. On peut y ajouter du lait.
Cette crème présente le même avantage que la potion de Chauvin et OEconomos. Elle est plus facile à préparer el les malades la prennent avec plaisir. M. Jeanbrau la fait prendre à-tous les grands opérés la veille et l'avant-veille de l'opération.
Voici d’ailleurs quelques résultats obtenus
LNADEES