OBSERVATION XI
VERNEUIL (Soc. chirurg., p. 397, 1874).
Phlegmon de la paume de la main.
Incisions multiples.
Hémorrhagies secondaires.
Apparition tardive d’un anévrysme de l’arcade superficielle, qui n'avait point été atteinte par le bistouri. L’artère flottant dans le foyer purulent, fut prise de ramollissement aigu et se rompit brusquement, ce qui est fort rare.
Compression indirecte inefficace.
Injections de perchlorure de fer : guérison.
OBsERvATION XII.
Bureau (Union médic. du Nord-Est, 15 juin 1881).
Enfant de 8 ans.
Anévrysme traumatique de l’arcade superficielle. Trois séances d’électrolyse. La peau se sphacèle et le sang suinte
à travers la peau.
Ligature de la cubitale : les battements cessent, puis réapparais-
sent.
Ligature de la radiale.
Destruction du sac: cautérisation de ses parois au thermo-cautère,
de façon à transformer l'anévrysme en plaie ouverte. Cicatrisation complète huit mois après le début.
OBsERvATION XIII.
Pozzi (Gaz. méd. Paris, 1880).
55 ans. — Athérome artériel.
Anévrysme traumatique de la région hypothénar. Compression de la radiale et de la cubitale tolérée 5 à 6 heures
par jour pendant 10 jours. — Insuccès.
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Bruit de souffle intermittent.
Opération : bande d'Esmarch jusqu’au coude ; ligature de la cubitale au-dessus du poignet.
L’incision est prolongée jusqu’au niveau du sac que l’on dégage des connexions latérales.
Incision du sac ; ligature de plusieurs artères. L'une d'elles impossible à lier; acupressure au moyen d’une épingle dont on coupe la pointe et qu'on laisse en place.
Guérison après de légers accidents inflammatoires.
Après ces observations d’anévrysmes de l’arcade super ficielle, nous allons en donner une de l’arcade profonde et une du pouce. Ces deux observations sont inédites.
OBsErvaTION XIV (Inédite).
Anévrysme traumatique de l’arcade palmaire profonde.
P. M. étudiant, entré à la Maison de santé (service de M. ScxwarTz), le 45 octobre 1890.
A la suite d’un coup de canif reçu il y a un mois dans la paume de la main, hémorrhagie assez considérable ; le sang s’écoule par saccades. |
Pansement au perchlorure de fer, fait par un pharmacien ; la plaie ne saigne plus.
Mais bientôt le malade voit se produire un gonflement qui va augmentant progressivement.
Lors de son entrée à la Maison de santé, environ un mois après l'accident, on constate un effacement du creux de la main ; la peau de cette région est légèrement tendue ; elle présente une coloration rouge. Le dos de la main présente aussi une légère tuméfaction. Pas de douleurs. Gêne assez considérable apportée aux mouvements de la main et en particulier à ceux de flexion.
On perçoit dans la tumeur des battements isochrones à ceux du pouls ; ces battements sont accompagnés d’un mouvement d’expan-
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sion très net. En comprimant une des deux artères de l’avant-bras, on diminue battements et expansion ; en comprimant les deux, on peut les faire disparaître.
Opération le 16 octobre.
Incision au bistouri de la région palmaire suivant le sillon de l’éminence thénar.
M. Schwartz atteint la région de l’arcade superficielle et constate qu’elle n’est pas intéressée, c’est donc l’arcade profonde. Mais comment aller jusqu’au sac ? Profiter de l'ouverture faite ? Et les délabrements et les pertes de fonctions qui s’ensuivraient !
M. Schwartz renonce à une opération pareille ; il fait la ligature de la radiale au-dessus du poignet.
Pansement antiseptique. — Compression de la cubitale au moyen d'un rouleau d’ouate.
Le 24 octobre, le pansement est défait ; les points de suture sont enlevés, la plaie s’est réunie par première intention.
La tuméfaction du dos et celle de la paume de la main se sont affaissées ; cependant on perçoit encore quelques battements bien affaiblis.
La compression est continuée du côté de la cubitale ; le malade sort le jour même (24 octobre), soit huit jours après l'opération.
Nous le revoyons trois mois, puis sept mois après l'opération ; il est absolument guéri.
OBsERvATION XV (inédite).
Anévrysme traumatique du pouce.