‹ Angéline [microforme]Chapitre 2 sur 13 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Là-bas, au cimetière, il est un mausolée Dont l’histoire est navrante...

Et l’ombre désolée

: Du vieux clocher qui pleure et vibre encor du glas, Se penche, et couvre, triste, une tombe chérie, = Là-bas, au cimetière, au champ clos du Trépas, S'en vient le souvenir de mon âme attendrie, - Pèlerin de l’amour, vers celle que nos yeux

Ne verront plus sur terre... un grand deuil l’a ravie... Vers celle qui charmait les se. ‘iers de la *.: Donnant son bon sourire et son parfum de :'eux.

Angeline, est-ce toi, pauvre fleur pr'tanière, Que la mort vint couper de sa fau meurtrière ? Est-ce toi que le sol reti-" dans sa rrison, Toi, le reflet de l’aube au :-:1il de l'horizon ?... Ta voix reste muette... Et seule quelque brise Dans les rameaux du frêne et la tour de l’église, Passe, plaintive, et dit : “ C’est elle en ce tombeau... “ C’est elle...” dit la rose, et l’herbe et le silence.

L 2 A genoux sur la tombe où gît notre espérance ;

A genoux sur le marbre où traîne un froid lambeau De bonheur disparu, je laisse aller mes larmes.

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