‹ AngersChapitre 6 sur 12 · ÉCOLES FLAMANDE, HOLLANDAISE ET · texte numérisé non relu

ÉCOLES FLAMANDE, HOLLANDAISE ET

allemande. — 353. Rottenhammcv . Le Banquet des dieux. — 359-361. Philippe de Champatgne. Jésus parmi les Docteurs. Les Disciples d'Emmaûs. Petit portrait, de forme ovale, représentant un homme en grande perruque et en rabat. — 367, 368. Jordaëns. Saint Sébastien ; esquisse. Portrait de François Flamand, sculpteur. — 370. Ncefs (Peter). Intérieur d'église gothique. — 371. Rubens. Silène ivre; esquisse.

— 374, 375. Snydcrs. Un Chien écrasé; très belle peinture. Vue de Flandre. — 376, 377. Téniers,le Jeune. Le Tète-à-tète. La Mère difficile à persuader. — 380. Van Thulden. L'Assomption. — 396. Poelenburg. Les Baigneuses. — 400. Ruysdaël.

Paysage, très éclatant de couleur.

Ecole espagnole. — 344. Murillo (?).

Portrait déjeune homme. — Vil .Ribera(i). Beau portrait de vieillard.

Legs Robin. — 272. Raphaël. Sainte Famille. Ce tableau, restauré à la suite d'un accident, est la répétition, avec une légère variante, de la Sainte Famille du musée de Madrid. — 278. Van der Weyden. Le Calvaire. — 279. Berghem (Nicolas).

Ruines. — 281. Velasqucz. Fruits.

Collection Bodinier. — Cette collection comprend les œuvres (tableaux et dessins) du peintre Bodinier, léguées par sa veuve. Les salles, ouvertes le 30 novembre 1876, contiennent : l'Angelus; la De-

mande en mariage; 2 portraits de femme un beau tableau de Afontcssuy ; une vue de Paris par Darcy, premier mari de Mme Bodinier, etc.

Collection Lenepveu. — La collection Lenepvcu ne comporte pas moins de 20 tableaux ou cartons signés de l'éminent peintre d'histoire, membre de l'Institut. Au nombre de ces œuvres, citons l'esquisse peinte du plafond de l'Opéra (267), celle du plafond du théâtre d'Angers (268) et le Martyre de saint Saturnin (253).

Sculptures. — 1-25. Moulages de sculptures antiques. — 48. Chapu. La Jeunesse (plâtre). — 48 bis. Cortot. Narrisse (marbre). — 51. Falconct. Camille Falconet, médecin (marbre blanc). — 54.

Iloudon. Voltaire; buste en marbre. — 73. Maindron. Thésée vainqueur du Minotaure (plâtre). — 99. Canova. Buste du général Bonaparte (marbre blanc). — Bustes en marbre de La Réveillère, de Bailly (maire de Paris), d'Alfred de Musset, etc.; moulages du tombeau de Lamoricière (V.

p. 218), du monument d'Henri Regnault, etc.

2° Musée David.

Inauguré le 17 novembre 1839, le musée David remonte, en fait, bien au-delà de cette date, car, dès le 8 octobre 1811, David d'Angers, qui venait de remporter le prix de Rome, offrit à sa ville natale trois de ses œuvres couronnées : Olhryades mourant, la Douleur et la Mort d'Épaminondas. Depuis cette date jusqu'à sa mort, l'artiste ne cessa d'offrir à ses compatriotes un exemplaire de ses ouvrages, souvent le modèle original, quelquefois une terre cuite, rarement une simple réplique ou un moulage. Les envois du sculpteur formèrent promptement une importante collection. En 1838, ses concitoyens songèrent à s'acquitter envers lui de ce qu'ils appelaient « la dette de la cité ». Rapprochement curieux, c'est dans les mêmes salles du Logis Barrault, aménagées pour recevoir ses ouvrages, que David enfant, suivant les cours de l'École centrale, avait reçu les premiers principes du dessin.

On sait que le grand artiste, mort en 1856, avait reçu de sa ville natale, en 1809, une subvention de 500 fr. qui lui fut continuée jusqu'à la fin de ses études; il avait obtenu cette année-là une médaille à l'Ecole des beaux-arts; il avait alors 21 ans. Deux ans après, le vaillant artiste, dont toute la jeunesse avait été une lutte opiniâtre et courageuse contre les difficultés de la vie., remportait le grand prix de Rome.

Le musée" David renferme six ouvrages couronnés ou envoyés de Home de 1811 à 1815, 21 statues, 50 bas-reliefs, 98 bustes, 16 statuettes, 21 médaillons de proportions colossales, 469 médaillons et 65 dessins. Divers ouvrages de Pajou, Ghaudct, Delaistre, Houdon, David père (le sculpteur sur bois), le peintre Louis David, Roland, Delusse, etc., également offerts par le maître angevin, complètent ce musée d'artiste, qui n'a de comparable que le musée Thorvaldsen de Copenhague.

Originaux. — 1. Otryades blessé à mort, écrivant sur un bouclier* des vaincus. Deuxième prix de sculpture, décerné par la classe des beaux-arts de l'Institut de France, le 6 octobre 1810. — 2. Tête d'expression représentant la Douleur. Prix décerné par la classe des beaux-arts de l'Institut de France. -- 3. Mort d'Épaminondas (bas-relief). Premier grand prix décerné à David, en 1811. — 4. Tête d'Ulysse (marbre blanc). Cette tête, faite à Home, est le premier ouvrage en marbre qui soit sorti de la main de l'artiste. — 5. Jeune Bercer (statue en marbre blanc).

— 6. Néréide apportant le casque d'Achille. Bas-relief en plâtre. — 7. Condé (statue en pied, modèle en plâtre). Cette fi-gure est Tune des douze qui avaient été élevées sur le pont Louis XVI (aujourd'hui pont de la Concorde), et qui ont été transportées au palais de Versailles. — 82. Ennius Visconli; buste. — 92. Lacépède; buste placé dans la galerie d'histoire naturelle. — 94. René d'Anjou. — 95. Fénelon; buste en bronze. — 96. Béclard. — 117. La liéveillére-Lépeaux ; buste en bronze. — 118. Louis Proust. — 123.

Dr Billard, — 128. Pierre Corneille.

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