I.E noi
A moi !.. Ah ! (Il tombe évanoui.)
ANGO
Tombé! Il sait bien qu’on ne frappe pas un ennemi à terre ; cette arme est inutile. (Il Jette son épée.) Oui, tu es brave, tu as fait tes preuves dans les tournois, dans les batailles, devant les dames et les héros, lorsque le soleil chauffe, que la trompette sonne, que les femmes applaudissent ou que cent mille hommes armés crient, pour toi Montjoie et Saint-Denis! tu es brave avec une armée, mais ici, seul à seul, sans clairon, sans cuirasse, sans merci, lâche! lâche! entends-tu!.. Je lui mets l'injure à l’oreille et l’oreille est sourde, le pied snr le cœur et le cœur ne bat pas ! Allons, allons !...tout est perdu, même l’honneur!!! Au moins que ce 1 coup d’arquebuse soit le signal de sa honte , et que sa honte soit nia vengeance!... que l’explosion appelle tous les courtisans à ce spectacle du courage royal!.. (Il va à la fenêtre.) qu'ils viennent voir leur roi évanoui! (il tire son coup d’arquebuse. La musique du bal cesse.) C’est le second roi auquel le matelot fait grâce. (Très haut et ouvrant toutes les portes.) Par ici, courti- ! sans, venez vite au secoure de votre maître !
ANGO