LES COQS
Le nombre et la diversité des maladies qui atte^ent les animaux varient proportionnellement au degré de leur organisation ; la morbidité des oiseaux est moins complexe que celle des mammifères ; aussi cousacrerons-nous seulement un très court chapitre à l'indication de quelques conseils sur les affections les plus communément rencontrées dans l'espèce aviaire.
BLESSURES ET Quand les blessures n'intéressent pas d'organes FRACTURES importants, elles guérissent avec la plus remarquable facilité : il suffit de se rappeler combien est rapide la cicatrisation des plaies de castration des coqs, faites sans la moindre précaution d'asepsie et combien est aisée la greffe de l'ergot sur la crête de ces mêmes sujets ! Donc, de simples attouchements avec de l'eau bouillie ou de l'eau boriquée complétés par
382 CARNET DU VBTERINAIS£
U projection de vulgaire poudre de charbon de bois suffiront poui éviter les rares complications de suppuration.
Dans le cas de fracture d'une patte, mettre les abouts osseux en contact et les maintenii ainsi par de petites attelles en carton ou en bois autour desquelles on enroule du âl ou de la laine, modéiément serrés, pour éviter la gangrène de l'extrémité.
INDIGESTION L'ïndigestion par surcharge du jabot, la phis fréquente, est caractérisée par le tassunent, dans l'organe, de substances alimentaires qui sont dans l'impossibilité de continuer Leur route ; le jabot est dur, gonflé et, à la longue, il peut se déchirer.
Effectuer du massage sur la région après avoir fait avaler à l'oiseau un peu d'huile d'oUve et renouveler cette opération toutes les heures. Si l'on n'arrive à aucun résultat, on est obhgé d'ouvrir les parois du jabot, afin d'en extraire le contenu.
MALADIES DE a) Parasites des plumes. — Se débarrasser de ces LA PEAU iigt^s malfaisants, qtii tourmentent continuellement les coqs, en insufflant dans les plumea le mélange suivant ;
Poudre de pyrètre i partie.
Poudre de staphysaigre i -—
Soufre en fleur j —
Détruire les parasites et les larves retenus dans les fentes des locaux par des fumigations de soufre et des pulvérisations de sublimé à 2 ou 3 p. 1000.
b) Gales. — La plus commune est la gale des pattes qui détermine la production de croûtes adhérentes et quelquefois très épaisses à la surface du tégument.
Ramollir ces croûtes par des applications d'huile ou de vaseline
pendant deux jours ; les faire tomber ensuite sons faire saigner et donner des bains quotidiens de pentasulfure de potassium à 15 p. 1000 ; faire ensuite des applications de pommade d'Helmerich.
MALADIES INFEC- Les principales sont : la diphtérie, le choléra, TIEUSES ET ig^ pg^ig et j^ tuberculose. CONTAGIEUSES ^^ ^ développent, généralement, à la suite de l'introduction de nouveaux sujets porteurs de germes ou bien à l'issue des concours où la contagion est des plus facile.
La diphtérie est la plus communément observée et s'accuse essentiellement par la présence de fausses membranes dans le bec, la gorge, le tube digestif et les voies aériennes. L'inflammation du bec gagne les narines, d'où s'écoule un jetage plus ou moins abondant, et les yeux, qui sont parfois entièrement obstrués par des fausses membranes.
Le choléra est une septicémie faisant mourir les oiseaux presque subitement, sans apparence de maladie, et reconnue, à l'autopsie, par des altérations du cœur, du foie et de l'intestin.
La peste est au moins aussi épîdémique et aussi foudroyante que le choléra. C'est encore à l'autopsie que l'on peut la diagnostiquer par les lésions de péritonite âbrineuse qu'elle produit et par l'odeur nauséabonde que répandent les cadavres.
La tuberculose, enfin, contrairement aux deux maladies précédentes, prolonge les oiseaux pendant un certain temps : le foie, la rate, l'intestin, sont les organes le plus souvent touchés.
Quelle conduite doit-on tenir dans le cas d'une maladie épidémique ? Isoler d'urgence les coqs restés sains et les distribuer par petits lots dans des locaux au préalable désinfectés et aussi éloignés que possible des endroits contaminés.
Ces derniers seront, toutes les semaines, nettoyés à l'eau crésylée bouillante et à, la brosse, leurs murs badigeonnés à ta chaux et, sur
la terre, on répandra du sulfate de fer finement pulvérisé à la façon dont on sème le blé.
Quant aux malades, ils pourront être traités, s'il s'agit de diphtéxîe, pai l'ablation des membranes, sans produire d'hémonra^e, et par le badigeonnage des petites plaies résultant de cette extirpation, avec une solution de teinture d'iode au i /s. On leur donnera, comme boisson, de l'eau bouillie additionnée de deux grammes d'acide sulfuiique par litre.
Les cadavres des coqs morts de choléra ou de peste devront être brûlés ou enfouis profondément.
Quant aux tuberculeux, il vaut mieux les sacrifier et les enterrer.
Maurice Chashov,
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