RO D. 2 RS D
Lymphocytes 53 115.19) 73 1146.47) 57 |15
Grands mono 2 a Es EE OS PSS RO EE KT Poly. neut 80 122.92] 100 122.57] 89 123.48 Kosinophiles 211 |60.46| 253 157.33) 225 59.36
4 février 10, | 16 avril 10. 21 avril 10, 11 mai 10.
Lymphocytes 19 111.30! 86 117.2 | 61 |10.68| 18 Grands mono TNNS 322628524087 06/47 Poly. neut 48 |28.57| 150 130 | 228 139.92] 144 Eosinophiles..... | 87 151.78] 238 147.6 | 245 |42.80| 174
En résumé, cette éosinophilie peut donc aider au diagnostic sans être un symptôme pathognomonique de l’ankylostomatose, attendu qu’on la rencontre dans de nombreuses maladies ou intoxications.
Bréhaut affirme que chez les Egyptiens, on ne trouve pas une éosinophilie aussi marquée que chez les Européens. Il explique ce fait en disant que les Egyptiens possèdent une tolérance, vis-à-vis de la toxine ankylostomatosique, due à une infection antérieure, la bilharziose, par exemple.
Nous ferons remarquer que notre observation est en contradiction formelle avec la facon de voir de Bréhaut ; notre malade étant à la fois porteur de filaires et d’ankylostomes et présentant, néanmoins, un pourcentage élevé d’éosinophiles, plus élevé que celui trouvé généralement chez les porteurs de filaires (Filaria Loa), (Nattan-Larrier).
Quant au rôle de l’éosinophilie, il est encore, actuel-
LS
lement, peu connu; on a dit que les granulations qui se colorent électivement en rouge par l’éosine étaient des convoyeuses d'oxygène, des porteuses d’antitoxine; d’autres auteurs ont soutenu que c’étaient des microbes ou bactéries en voie de destruction (Metchnikoff); Lams attribue la cause de l’éosinophilie à une intoxication produite par des substances qui exerceraient une chimiotaxie positive sur le leucocyte à granulations. En tous cas, on peut la considérer comme un mode de défense de l’organisme se produisant habituellement la cinquième semaine après le début de l'infection.
Recherche des œufs. — Ce n’est que l'examen microscopique des matières fécales, qui peut seul nous permettre de porter le diagnostic sûr d’ankylostomatose.
Technique. — On prend, avec un fil de platine, une quantité minime des matières fécales à examiner. On l’étend sur une lame de verre; si les matières fécales sont suffisamment molles, on les recouvre directement d’une lamelle, sinon, on leur ajouté préalablement une ou deux gouttes d’un mélange à parties égales d’eau distillée et de glycérine. On presse légèrement avec l'index sur la lamelle, de façon à rendre la préparation mince et transparente.
Les préparateurs du « Dispensaire du Mineur », de Liége luttent contre la mauvaise odeur qu’exbalent les matières fécales, par des vapeurs alcooliques parfumées (petit flacon d'Eau de Cologne fixé au tube de leur microscope).
Un oculaire n° 1 et un objectif n° 2 C. Verick suffisent amplement pour la recherche des œufs ; pour
suivre avec intérêt leur développement il faut, naturellement, un grossissement beaucoup plus fort.
Pour découvrir un œuf, il faut parfois faire jusqu’à dix préparations ; or, comme chacune d'elles demande au minimum vingt minutes pour être examinée dans toute Son étendue, nous voyons quelle quantité d'heures et de jours sont nécessaires pour rechercher l’ankylostomatose dans une mine, à plus FOES raison dans un bassin.
À titre de renseignement, nous dirons que 27.087 recherches microscopiques ont été effectuées en 1909, rien qu'au ( Dispensaire du Mineur » de Liége.
Jusqu'à ces derniers moments, nous avions toujours cru que la recherche microscopique des œufs dans les selles, permettait de découvrir au moins 98 p. 100 des porteurs de vers, mais Hayo Bruns, de Gelsenkirchen, dans une longue communication, faite à ce sujet au Deuxième Congrès [International des Maladies Professionnelles, prétend qu'avec ce procédé, on n'arrive à découvrir que 40 p. 100 seulement des infectés; mais, par Contre, on a une réponse immédiate.
Si la recherche est pratiquée après traitement des selles par l’éther et l’acide chlorhydrique, puis centrifugation (procédé de Teleman), on arrive à découvrir 55 p. 100 des cas; la culture avec le procédé de Looss ferait, ajoute Bruns, découvrir 99 p. 100 des infectés ; le seul inconvénient de cette méthode serait de ne donner un résultat qu'après plusieurs jours
Nous ne partagerons pas TT l'avis de Bruns, car il ne faut pas oublier, que Si l’on ne trouve pas d'œufs dans les selles, c’est qu’ils sont, pour le
moins, en nombre restreint. Or, si nous les mettons en culture, nous ne ferons que les répandre, les diluer, pour ainsi parler; quant aux larves, elles seront perdues dans le milieu de culture et, par conséquent, plus difficiles encore à trouver que les œufs ; de plus, une autre difficulté surgira: il faudra faire un diagnostic différentiel entre les larves d’ankylostome et celles de strongyloides stercoralis ou anguillule intestinale.
Diagnostic différentiel des œufs d'ankylostome. — Ce diagnostic ne peut offrir de difficultés qu'avec les œufs de Strongylis subtilis Looss 1893, d'Oxyure, d'Ascaris, de Strongyloides stercoralis.
Œufs de strongylis subtilis. — Ils sont toujours plus gros que ceux d’ankylostome et, à leur intérieur, on compte toujours vingt à trente blastomères (Planche IL;:5:).
Œufs d'oxyure. — Ils sont plus petits que ceux d’ankylostome, ont une coque épaisse à double contour, visible à un faible grossissement ; entre la coque et l'œuf on ne voit aucun espace libre (Planche II, 8).
Œufs d'ascaris. — Pas d'erreur possible quand la première enveloppe existe ; en effet, elle est bosselée, jaune. Quand elle fait défaut (nous avons eu ce fait à constater), la seconde enveloppe est épaisse, a un double contour, ne renferme qu’une seule cellule au moment de l'expulsion ; ce n’est qu’au bout de plusieurs Jours ou de semaines que la segmentation apparaît (Planche IT, 1 et 2).
Œufs de strongyloides stercoralis. — Is sont plus petits, quoi qu'en disent Calmette et Breton, que ceux de l’ankylostome et renferment toujours une larve prête
ere
à sortir de l’œuf; le plus souvent même l’œuf est vide. C'est pourquoi on ne les rencontre qu’exceptionnellement (Planche II, 6).
Œufs autres que l’on peut trouver dans les selles. — L'examen de notre Planche Il en établira le diagnostic différentiel (Planche IL, figures 1-12, empruntées à Looss, représentant des œufs recueillis directement par dissoclation des utérus, grossis environ 200 fois).
N° 1. (Œuf normal d'Ascaris lombricoides,.
N° anormal — T — d’Ancylostomum duodenale Dubini.
Uncinaria americana Stiles.
— Strongylis subtlis Looss 1895. — Strongyloides stercoralis (rare dans les selles).
Le] aus go
Darair — Tricocephalus dispar ou Trichuris trichiurus.
N°: 877 ‘Oxyurus vermicularis.
N° 9 — Tænia saginata.
N° 10. — Tænia solium.
Nes l'en mane
N°12. — Dibothriocephalus latus, Linné 1758 (Bothriocephale).
Diagnostic différentiel entre les larves de Strongyloides stercoralis et d’'Ancylostomum duodenale. — Les larves vivantes, que l’on rencontre dans les selles fraîches n’appartiennent jamais à l’ankylostome, mais au Strongyloides stercoralis ou anguillule. Ce n’est qu'au bout de 24 heures, et avec la réalisation de conditions très favorables que l’œuf d’ankylostome donne une larve.