CONCLUSIONS
Comme le prouve notre observation, l’ankylostomatose (ancylostomum Dubini) existe au Congo français (Rives de la Haute-Sangha).
Il serait nécessaire de prendre des mesures prophylactiques pour empêcher la dissémination possible de l’'ankylostomatose en France, par les voyageurs de retour des pays tropicaux.
Deux mesures sont à proposer:
1° L'examen microscopique des fèces, à bord même, durant le trajet en mer, des voyageurs présentant quelques symptômes d'ankylostomatose ;
2° Si l'examen en était positif, le traitement anthelmintique pourrait être entrepris soit déjà sur mer, mais de préférence sur terre.
Un petit bâtiment annexé aux hôpitaux de nos ports pourrait servir, à cet effet, de « Dispensaire Maritime ».
D'après nos expériences, les minerais de fer oolithiques de notre département de Meurthe-et-Moselle constituent un terrain qui n’entrave nullement le développement des œufs et des larves d’ankylostome.
Vue Nancy, le 8 Décembre 1910. A Le Président dela Thése, Nancy, le 8 Décembre 1910. P. SPILLMANN. Le Doyen,