SCENE VIII
ALBERT , ANNA , entrant par la porte de gauche.
anna , qui a entendu la, dernière phrase. Je reconnais mon maître !.. toujours le même !
ALBERT
Vous m' écoutiez?
Je venais prendre ma leçon : pouvez-vous me recevoir ?
ALBERT
Toujours !
ANNA
Comme vous me regardez !
ALBERT
Savez-vous, Anna , que nos heures de travail me font oublier mes chagrins?
ANNA
Elles me font bien oublier mes plaisirs.
ALBERT
Bonne Anna!., venez ici, près de moi.
(Ils s'asseyent.)
ANNA
Ma mère vous a dit qu'un inconnu s'est longuement informé de vous?
ALBERT
Oui. .. que me voulait-il ?
ANNA
Il dit qu'il vous cherche depuis longtemps , qu'il a eu de la peine à vous découvrir , qu'il faut qu'il ait avec vous un long entretien, et qu'il reviendra aujourd'hui même.
Je l'attendrai.
ANNA
Croiriez-vous qu'il m'a demandé s'il n'était pas venu ici une jeune demoiselle.. . une demoiselle dont il est le tuteur?
ALBERT
Comment?
anna, avec inquiétude Elle n'est pas venue , n'est-ce pas?
a.i.bert, souriant.
Non, certes.
ANNA
C'est singulier !.. [Elle va pour prendre et ouvrir unlivre, puis s'arrête.) Vous ne connaissez pas de jeune demoiselle?
ALBERT
Non.
ANNA
J'en étais bien sûre !.. Voyons!., mais je veux d'abord vous réciter les derniers vers que vous avez faits et que j'ai appris ce matin.
ALBEBT.
Que vous êtes bonne !
anna, se levant.
Ecoutez, monsieur , et reprenez-moi si je dis mal. >