ÉPOQUES
Naturelles et agricoles. Par M. DE Dombàsle*
Un a déjà publié quelquefois , sous le titre à^epoques naturelles^ Piadication des époques de Tannée auxquelles s^observent certains phéno* mènes naturels qui peuvent présenter des points fixes pour comparer entre eux soit les différens climats, soit les diverses années dans le même lieu. M. de Lamark en particulier , a inséré dans V Annuaire météorologique qu'il a publié pendant une dixaine d'années , des époques na^^ turelles dressées, avec un soin très-remarquable. Je ne crois pas que Ton ait essayé jusqu'ici de présenter la concordance des époques naturelles sur lesquelles le fait de Thomme n'exerce aucune influence avec la série des travaux de l'agriculture^ il m'a paru utile de le faire, ne fût— ce que pour donner à mes lecteurs une connaissance précise des circonstances de climature sous lesquelles s'exécutent les opérations agricoles dont je leur rends compte. Je continuerai cette pu- Uication si elle me paraît présenter assez d'in^ térêt aux cultivateurs.
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Je dois donner ici quelques explications sur la valeur des expressions dont je me sers pour indiquer quelques époques naturelles^ La feuil" laison des arbres de diverses espèces, ofiFre un des traits les plus caracteristiques.de la précocité d^un climat , ou d'une année en particulier dans lin pays donné ] mais lorsquHl est question de déterminer avec quelque précision Tépoque à laquelle Fobservateur doit fixer la feuillaison de telle espèce d'arbre, on éprouve de l'embarras, parce que ce mot ne présente pas lui-même une idée bien précise. Depuis Tinstant où en observant chaque bourgeon, on remarque que les feuilles commencent à en sortir et à se àé^ velopper, jusqu'à celui où l'arbre est entièrement couvert de feuilles, il s'écoule un espace de temps assez long, surtout lorsque la saison est froide^ on ne peut même assigner avec précision la première des époques dont je viens de parler, parce que le bourgeon se développe graduellement, et entre quatre observateurs, il n'y en aurait peut-être pas deux qui, examinant le même arbre tous les jours, fixeraient à la même date le développement du bourgeon. Dans les observations qui suivent, je fixe \2l feuillaison au jour où , en observant l'arbre à vingt pas de distance, on reconnaît distinctement la couleur verte que prennent les rameaux. Il n'y a sans
NATUR£L£ËS 1£T A^EICOLES. dig
doute pas encore ici beaucoup ^de précision; mais je ne crois pas que Ton puisse eh mettre davantage dans des observations de ce genre.
Par floraison, lorsque ce mot est employé seul , je désigne Tépoque où la moitié environ des fleurs d^une plante ou Sun arbre est épanouie; par pleine floraison y celle où la planfe paraît couverte du plus grand nombre de fleurs ^ dans toute la période de la floraison* J^indique aussi quelquefois Pinstant de Tapparition des premières fleurs pour une espèce donnée- Toutes ces observations ont été faites dans la plaine de la Moselle^ près de Rbville., et toujours sur des plantes ou des arbres placés en plein air , et hors de Tinfluence des abris qui hâtent le développement de la végétation. J'ai fixé au i^' fliars le commencement de chaque année d^observation. Cette année ^ par TefFet de causes accidentelles, je n'ai pas d'observations avant le 1 1 de ce nat>i^