partie de la récolte
2*^ Ijts frais généraux^ qui se répartissent ainsi
sur toutes les récoltes , en proportion de rétcu-
36 lEcONOMIE AGRICOLE.
due de terre qu'elles ont occupée^ se composent , 1® de rintérêt du capital employé à Texploîtation; !x^ des frais d'administration ; 3^ des. dépenses de ménage j 4^ de l'entretien du mobilier de la ferme ; 5® de l'entretien des bâtimens ; 6® de l'entretien des chemins 5 7^ de l'entretiea des fossés^ 8^ d'un dixième des dépenses faites pour atnéliorations foncières. Toutes ces dépenses, qui ont chacune un compte particulier^ sont réunies en un seul , à la fin de l'année', sous le titre àe frais généraux.
3^ Je ne fais figurer ici , pour la dépense S'en* graiSp que la partie qui est présumée avoir été consommée par la récolte, c'est-à-dire , la moitié de la valeur toQile , l'autre moitié étant supportée par la récolte qui précède , à laquelle le fumier a été appliqué immédiatement.
4^ Dans les frais de battage ^ je comprends le travail nécessaire pour nettoyer, vanner et remuer )e grain sur \^s greniers, jusqu'au moment de la vente. Cette dépense s'est portée ici à 91 cent, par hectolitre de grain , ce qui est extrêmement élevé, pour un battage exécuté à la machine. Cela est dû à deux causes : 1^ à la mauvaise disposition du local , qui augmente considérablement les frais , comme je l'explique dans Farticlé intitulé de la machine à battre^ inséré dans ce volume^ a^ et surtout à la faiblesse du rende-^
]£C0N0MI£ AGRICOU. 3 7
ment des gerbes , qui n'ont produit qu'à peu près la moitié de leur rendement en 1826.
5^ On voit par le produit moyen de Théctare^que cette récolte a été trçs-faible, puisqu'elle n'a donné qu'un peu plus de cinq fois la senuence ] aussi il a fallu que le prix du grain fût fort élevé ^ pour que le compte se balançât en bénéfice. La faiblesse du rendement des gerbes a été générale dans notr€ pays.
Escourgeon ou Orge d'hiver 182R (S hectares 4^ ^^cs* )
:dépense^ ou débit du compte.
Loyer 336^ 8o*
Frais généraux 529 70
Labours et menues cultures préparatoires 333 18
Engrais 4^^ ^
Semence (16 hectol. 60 lit. , à 10 fr.). 166 » Frais de semaille pour main-d'œuvre et
attelages 5i 32
Binages et hersages au printemps» • • 28 80 Frais de récolte (.faucillage ^ enjavelage , transport et main-d'œuvre à la
grange) • 278 86
A reporter ai 59^66*^
3t icoiNOMIE ÀGBtCOLt.
Report 2i59^é6'
Battage à 1^ machine .••»••*. 1 28 34 Transport au marché de Lunéville (4
lieues de distance). ...••.• it85o
PKODCIT, OU CRÉDIT DU COWPTE.
37577 litres de grain, vendu au prix moyen de lofr. 47^rhectolilre. . . . . • 2888^ 88«
37282 kilog. de paille, à 20 francs les looû kil 745 65
3634^ 53« A déduire les dépenses comme ci-dessus. 2406 5o
Différeoce ou bénéfice. ... ♦122803 Ou par hectare.
DÉBIT
Loyer, . .»....••...» .^o^ »*
Frais généraux 62 91
Labours et menues cultures préparatoires 39 5j
Engrais 5i 66
Semence ( igo lit. i5c. ) 19 71
Frais de semaille. « • • 6 10
A reporter 219^95*^
Report aig^gS*
Binage et hersage au printemps. • • • 3 4^
Frais de récoltes • 33 1 a
Battage à la machine * • i5 94
Transport au marché» 1407
CRÉDIT
3ahect 74 lit , à 10 fr. 47 cent ^ Thect. 343^ 10* 4427 kil. de paille, à ao fr. les 1000 kil. 88 55
A déduire la dépense • .... a85 80 Différence ou bénéfice i45 85
Observations* On voit que cette récolte a été beaucoup plus profitable que celle du firoment : le produit du grain , sur des terrains que Ton peut regarder comme dVgale fertilité, a été plus que triple de celui du froment, et le produit en paille a été presque double. Ces résultats , qui se sont fréquemment renouvelés à Roville , m^expliquent la faveur particulière dont jouit la culture de Fescourgeon en Flandre , où Ton désigne vulgai*rement cette plante sous le nom de sucrion.
Le battage de Thectolitre de grain, en y compreaant le nettoiement sur le grenier et le travail nécessaire pour remuer le grain jusqu^au moment de la vente, s^tet élevé ici à 4^ ^^^^^
4(» ÉCONOMIE AGmiGOLE»
Colza 1828 (^1^ hectares 74 ares.)