PRODUIT, OU CRÉDIT DÎF COMPTE
Vendu la récolte de 7 ares de pépinière pour replant. 35^ »*
262 hect. 95 lit. graine vendue au prix moyen de 24 fr. 19 cent, rheclolitre, à livrer à la maison ....... 636o M
6395^60^ A déduire les dépenses comme ci-dessus 4^4< 9^
Différence ou bénéfice. • . . j^ . • 21 53 64
C^oogle
ÉCONOMIE ÂGHICOLCr 4>
Ou par hectare.
DÉBIT
Loyer • . • 50^86*^
Frais généraux 88 67
Liabours et menues cultures préparatoires.. . • • • • 22 61
Engrais 55 09
Semence • • . . • 1 70
Frais de semaille et repiquage • • • . 35 69
Binages et hersages au printemps • • 8 98
Frais de récolte et battage , • • • • ^4 ^4
CRÉDIT
Produit, en négligeant le replant vendu, 1 7 hecto*litres 84 litres , à 24 fr. 19 c. Thectol. 43^^^ 30* A déduire les frais 287 79
Différence ou bénéfice * . • • ^44 4^
Obseri^ations. i^ Sur les i4 hectares 74 ares de colza , 4 hectares environ avaient été semés sur jachère , et supportent , comme je Tai expli^ que à Tartide du blé, deux années de loyer et de frais généraux ^ c^est pour cela que Thectare moyen se ^trouve ici porté à un taux plus élevé
^% iCONOMIE. AGRICOLE.;
pour ces deux articles que dans le compte dVs*courgeoD, par exemple, qui o^a à supporter qu^une année de loyer et de frais généraux , pour tout ie terrain qui avait été consacré à cette récolte.
z^ On voit figurer ici confondus ensemble , les*^ frais de semaille , pour la partie de la récolte qui a été semée sur place , et les frais de binage de la pépinière et du repiquage, pour la partie qui a été soumise à ce procédé, et qui formait à peu près la moitié de la totalité du terrain cultivé en colza. Il serait sans doute utile d^établir à part le calcul des frais qu^ont entraînés chacune de ces méthodes, et pour cela , il eût suffi d^ouvrir deux comptes , Fun à colza semé en place , et Tautre à colza repiqué. Rien n'eût été plus facile , pour ce qui regarde les frais de culture; mais cela eût en-* traîné la nécessité de récolter , battre , nettoyer et emmagasiner à part le produit de chacune des deux portions du terrain; et pour qui connaît rembarras qu^entraîne avec elle une grande récolte de colza qu'il faut battre aux champs , sou« vent au milieu des contrariétés de la maison , sans que Ton soif maître de récolter ou battre tel champ avant ou après tel autre, parce que Ton est entraîné par Fexigeance du moment , il sera facile de concevoir que cette séparation des produits présente dans la pratique des difficulté d'exécution extrêmement graves , pour une ré-
iteONOMIE AGRICOLE. 4^
colté que le moindre retard peat compromettre* D'ailleurs , je suis tellement gêné pour le local , dans les bâtîmeas de Texploitation , que c'est toujours avec beaucoup de peine que je puis loger mes récoltes de graine de colza , qui exigent beaucoup de place , parce qu^on est forcé de laisser pendant quelque temps la graine mêlée à une partie de la menue paille, en couches peu épaisses et fréquemment remuées, pour éviter qu'elle s'écbauffe; en sorte qu'il me serait à peu près impossible d'opérer la séparation des deux parties de la récolte ; et enfin, il est rare que l'on ne remplace pas par le repiquage une partie plus ou moins considérable des pièces qui avaient été d'abord ensemencéies en place , et où la semaille a manqué par quelque accident. J'ai donc été forcé de me contenter d'établir dans ma comptabilité le taux moyen de la dépense et des produits pour toute la récolte.
Je dirai néanmoins que la partie semée en place était décidément plus belle que la partie repiquée, et a dû produire un peu davantage* 11 serait naturel de croire aussi que cette dernière a coûté plus de frais , puisqu'en supposant, comme cela est présundable , que les frais de semaille, pour la partie semée en place, ne fuissent que d'environ 6 francs par hectare , comme pour le blé et Tescourgeon, les frais devraient
44 lEcONOM» AGRICOLE*
se porter pour la moitié repiquée , k environ 64traDCS. En efFet, la dépense étant de 35 fr. pour rhectare moyen , ou si Ton veut , de 70 fr; pour deux hectares, dont Pun serait semé ea place et Fautre repiqué, si Ton suppose que le premier n^a exigé que 6 fr. pour frais de se*-* maille, cela portera les frais à 64 fr. pour Tautre. Il y a encore au désavantage du colza repiqué, la dépense du loyer, fumure, binage ^ etc», du terrain occupé par la pépinière qui a fourni le replant , dépenses qui se trouvent comprises dans le compte et supportées ainsi par Phedare moyen. On ne peut évaluer cette dépense à moins de â5o fr. pour un heetare de pépinière , qui ne peut fournir du plant à plus de 4 hectares de terrain»
Mais d^un autre côté , nous avons , pour le colza^ repiqué,ravdntage de n^exiger jamais qu'une année de loyer et de frais généraux , parce qu il se repique toujours immédiatement après une récolte de céréales, tandis quMl est difficile de semer en place une grande étendue de colza ^ sans en faire du moins une partie sur jachère, a cause du peu de temps qui s'écoule entre la moisson des céréales et Pépoque de la semaille du colza , qui ne peut guère se retarder au^-delà du 1 5 août. Tai aussi , en faveur de mon colza repiqtié^ l'avantage qu'il n'est chargé ici d'aucune
ECONOMIE AGaiGOLKt 45
dépense de culture préparatoire, attendu qu^étant repiqué derrière la charrue, les attelages qui exécutent ce labour sont compris dans les frais de plantation^ en sorte que, le colza semé en place a réellement exigé le double des frais de culture préparatoire qui figurent ici pour rhectare moyen. Pour rendre plus claire la balance de ces divers avantages respectifs , je vais présenter ici, d^a[>rès les élémens puisés dans ]e5 détails de ma comptabilité, le tableau des divers frais de culture, i^ pour un hectare de colza semé en place sur jachère^ 2^ pour un hectare de colza repiqué après du froment ou de Tescourgeon.
Pour un hectare semé en place.
Loyer (deux années) 80^ »*
Frais généraux (deux années). ... laS 82 X^abours et menues cultures prépara-
^ toires. ««.••.. 4^ ^^
Engrais ^ . • 55 09
Semence • • • • • 1 70
Frais de semaille. • • •. 6 »
Binages et hersages au printemps • » 8 g3
Frais de récoltç et battage. .... 24 24
46 ]£C0N0MIK ÂGAICOIS.
Pour un hectare repiqué.
Loyer (une année). .../... 4^^ »♦
Frais généraux (une anoée) 62 91
Frais d^un quart d^hectare qui a fourni
le replant 62 5o
Engrais. • • 55 09
Frais de repiquage • • 64 »
Binages et hersages au printemps • « ^ 9^
Frais de récolte et battage. .... 24 ^4
Les frais sont donc de 3o, 67 moins élevé» pour un hectare de colza repiqué ^ que pour un hectare semé en place sur jachère.
J^ai dit que la récolte du premier avait été sensiblement inférieure, mais cela était dû uniquement à ce que je n^avais fait garnir de plant que de deux raies Tune , en sorte que les lignes se trouvaient espacées de 18 pouces; mais j^ai reconnu que dans des terres qui ae sont pas très-riches , comme les nôtres, chaque plant ne peut compenser ce grand espacement par la vigueur de sa végétation ,' en sorte quHl y a une perle réelle sur le produit; e( dans mes récoltes de 1829, où j^avais fait planter toutes les raies , le colza repiqué n^avait plus dWériorité; mais alors,
lfeX>NOMI< AGniCOtC 4?
le lignes se trouvent trop rapprochées pour qu'on puisse faire usage de la houe à cheval , en sorte que les binages doivent y être exécutés à la main^ de même que dans le colza semé en place à la volée.
On peut tirer de là la conséquence que le repiquage du cohà présente un moyen très-profitable d'occuper la terre toutes les années, puisque le repiquage pouvant s^exécuter jusque dans les premiers jours d'octobre, on peut y employer facilement le sol sur lequel on a récolté une céréale ^ mais lorsque le terrain a reçu une' jachère pour une cause quelconque, ou lorsqu^il est prêt assez tôt pour être ensemencé en place ^ ce dernier procédé ^t toujours plus économique*
Pommes de terre 1828(1 5 hectares 76 ares.)
IlÉPEirSE, ou DÉBIT DU COMPTE.
Loyer. . • 63o^ 4o«
Frais généraux. 991 5o
Labours et menues cultures préj^a-
ratoires • • 4^4 ^4
Engrais •...•. 12S4 »
Semence, 5i 4 tandelins (3o8 hectolitres 40 litres) , à 1 f. 75 c. le tandelin 899 5o
A reporter . . • . 4^29^ 94*
48 ÉJCOmMU A'^tJpOJMi,
Report 4329^94*
Frais de plantation pour main-d'œuvre et attelages , compris le labour
de plantation • SSy o5
Binages et buttages avec les înstru--
mens à cbeval i32 ,21
Frais de récolte^ transport à la mai^ son et emmagasinage. ..... 14^^ ^^
PROimnT ^ ou cRÉDrr du compte.
787Û twdelins de 60 litres, ou 472a hectolitres, à 75 c« le tandelin. « 6902 5o
I>îfiiâraMe ou perte. ...... 222 o5
Ou par hectare.
Loyer. . • . . # 4^ ♦
Frais généraux. 62 qi
Labours et meâues cultures prépara-^
toires . . • . • • . . ^^ 84
Engrais.. ..•....*.♦.. 79 §7 Semence , Zz tandelins <2/3v( 19 bec-
J[ reporter^ .. ^ ^ 24 1^32*
ECONOMIE AÛMCOIK. 4^
Report 211^ 3a«
tolttres ao litres). .;.... 57 08
Frais de plantation 32 66
Binages et buttages. 8 89
Frais de récoltes. ........ 8§ 17
CRÉDIT
499 t^ndelins ( 1299 hectolitres l^o
litres), à 75 c. le tandelin. . . ^74 5i
Différence ou perte i4 11
Observations. 1^ On voit que faî adopté dans ma comptabilité, pour Tunité de mesure des racines , le tandelin , espèce de hotte en sapin , généralement employée dans ce pays poqr le transport à dos des liquides , des racines , des fruits et autres matières semblables. Cette unité est bien commode dans la pratique, parce que les pommes de terre se transportent toujours, soit dans àts tandelinS , soit dans des sacs y et ces derniers, remplis cont^enablemetit pour que Thomme puisse les porter âvec facilité , contiens neût approxiinativemebt deux tatideliûs, et pèsent po kii. ^ en sorte qu^il ne faut di calcul ni réduction pour enregistrer les rentrées ou les con« sommations joutiialières. Le tandelin, rempli jusqu'aux bords, coniiédt énvirtih 6(i litres^ 6* MVK- 4
5» lÉCONOMlE AGRICOl^E.
: vP La dépense d^engrais est beaucoup plus considérable pour cette récolte, que pour les précédentes , i^ parce que la totalité des terres a re0 immédiatement du fumier, pour la plan^ tation des pommes de terre, taadis que pour les autres récoltes, une partie du terrain ne supporte pas de frais de fumure, attendu que ces frais avaient été totalement absorbés par les récoltes des années précédentes. Gela montre que, dans la formule que j^ai adoptée pour la ré—
" partition des frais de fumure sur les diverses récoltes qui se succèdent^ les deux premières n^absorbent réellement pas tout Tengrais, quoiqu'elles en supportent tous les frais. Je crois quMl est sage d'agir ainsi dans Fincertitude où Ton sera encore long-temps , sur la proportioa exacte de consommation des engrais par les diverses récoltes ^ et quHl vaut mieux risquer de charger un peu trop les premières récoltes au bénéfice de celles qui suivront, que de tomber dans un défaut contraire* 2^ L'élévation de la dépense pour engrais , est due aussi à ce que , cette année, pour la première fois, j^ai évalué la voiture de fumier à 5 fr^ 5o cent. , tandis que précédemment, et pour les récoltes hivernales qui avaient été semées avant les pommes de
terre , le fumier n'était compté qu'à 3 fr. 5o cent, là
voiture. J'ai expliqué dans mes comptes rendus
les motifs de ce changement.
iScONOMtE AGRICOLB« Si
3^ La quantité de semence est le minimum que Ton doive employer j et cette année , j'avais épargné la semence autant que je Ta vais pu^ parce qi^e les pommes de terre étaient fort rares et fort chères au moment de la plantation ; c'est par ce motif que je les ai évaluées à i fr. y5 cent» le tandelin, prix auquel j'aurais pu les vendre alors ] mais lorsqu'il me reste abondance de ra-* tines au moment de la plantation ^ je n'hésite pas à augmenter la quantité de semence jusqu'à 4o ou même 5o tandelins par hect. , en faisant planter en^ tiers les gros tubercules au lieu de les couper, et en le» faisant rapprocher davantage dans la ligne : je suis parfaitement convaincu que cet excédant de semence est amplement compensé par l'augmeu'* tation de la récolte^ c'est-à-dire qu'en suppo^ sant que 3o tandelins par hectare y que je regarde comme le minimum que Ton puisse employer, doivent rendre à la récolte, parexemple , quinze pour un, dix tandelins que l'on mettra d'excédant à la plantation , rendront encore cinq ou six pour un ^ de sorte qu'il y a avantage évident à augmenter la semence dans de certaines limites, quoique la multiplication proportionnelle de la totalité de la semence doive décroître à mesure que Ton augmente celle-ci* Pour rendre cette idée plus claire , je dirai qu'il y a plus de profit à planter dans le même ter--
52 ]£tOI«ÔMIS AGRICOLE.
raia 20 heetolitres de semence, qui, en rendant dix pour un , donneront 200 hectolitres, qu^à ùVa planter que douze, qui, en rendant quinze pour un, produiraient 180 hectolitres^ cardans ce cas même , où j^ai certainement forcé la différence du rendement , les 8 hectolitres que j'ai plantés de plus dans le premier cas ont encore rendu 20 hectolitres.
4® Les frais de récolte sont ici très-considérables , et cependant ne dépassent guère la moyenne des dépenses sur lesquelles je dois compter dans ma localité pour cette opération. Cest là vraiment le chancre de la culture des pommes de terre. On a bien souvent tenté de diminuer ces frais en em* ployant à Tarrachage la charrue ou d^autres instru^ mens , et j'ai moi* même répété plusieurs fois des essais de ce genre; mais en examinant avec attention les résultats économiques, et en évaluant la perte qui en résulte nécessairement sur la récolte , j'ai toujours été forcé d'y renoncer, parce que je me suis convaincu qu'il y avait beaucoup plus à perdre qu'à gagner. En effet , l'arrachage en luimême n'est qu'une partie de l'opération ; il faut, dans tous les cas , prendre les tubercules les uns après les autres pour les jeter sur le terrain , afin qu'ils s'y ressuient, et ensuite les amasser pour les mettre dans les sacs ou dans les mannes, qui servent à les transporter aux chariots , et tout cela
"^ |£C0N0MIE AGRIGOLt. 53
eitge beaucoup plus de travail lorsque les pommes de terre ont été déracinées par la charrue, parce qu'elles ne sont pas toutes exposées à Tair et qu'il faut les chercher dans la bande de terre retournée , sous peioe d'en laisser la moitié dans le sol ^ et malgré tous les soios que Ton peut prendre , et en y consacrant presque autant de travail qne pour l'arrachage à la main , oj\ en laisse toujours davantage. Cest du moins là le résultat d'obser<- Tatioûs très-*soignées qile j'ai faites plusieurs fois sur ce sujet) en tenant exactement note des dépenses occasionées par les deux méthodes.
5^ La récolte a été assez belle pour des terres qui^ sont loin d^étre encore daps un haut état de fertilité, et cependant elle s'est balancée en perte, à cause de l'évaluation basse que j'ai cru devoir donner autandelin; aussi j'en conclus qu'à ce prix (j5 cent, le tandelin ou i fr. aS cent.. l'bectoUtre) je ne puis produire la pomme de terre avec profit : à Tavenir , j'évaluerai le tandelin à 1 fr., ce qui porte l'hectolitre à i fr. 70 c, et à ce taux, je suis assuré qu'en moyenne sur l^sî^urs années , le compte de pommes de terre se balancera avec profit It reste à chercher si le bétail pourra consommer £es tubercules à ce prix, et je le pense, car en attribuant aux pomxhes de terre , courme nourriture àes bestiaux , une valeur de moitié d^ celle du foin à poids
iff<
54 ifcONOMIE AGRICOLE.
égal , ce que je croîs très-rapproché de la vfrîté ^ le tandelin de pommes de terre pesant 4^ ^^^^ ) formerait Téquivalent de 22,5o kiU de foin ; ainsi révatuation du tandelin ai fn, équivaut à Tévaluation du foin à 44 ^^* ^^^ looo kil. Ce taux n'est guère plus. élevé que celui auquel j'évalue le foin dans ma comptabilité, où je Fai fixé à 36 fn les looo kiL
Chevaux (du i^' juillet iS:i8 au i^^ juillet 1829^)
Nombre existant constamment pendant toute Tancée , 1 1 têtes , tous adultes^
DÉBIT DU COMPTE
yaleor de 1 1 chev., d'après inventaire et estimation individuelle faite le i«^ juillet 1828- 4i5o^ »^ 27510 kih, fourrages secs, foin
et luzejrne, à 36 fr Jes 1000 kiL 990 36 i658 journées d'une bête nourrie au vert ( luzerne , à 35
cent. Tune) 58o 3o
590tandeli.de carottes, à 75 cent 44^ ^ o j 197ÎÎO litres de grains divers (prix
moyen, 7 f. 80 cent l'hectol.) i538 77 Frais de mouture d'une partie des grains ^3 i3
A reporter 7725^06*
lËCONOMIK AôRICOLEé 55
Report. ..... 77^5^06^
Ferrage ^ abonnement avec la fabrique
à raison de i5 fr. par tête de cheval. i65 ». Main-d^œuvre pour pansement et soins,
2980 heures de travail à 12 cent.. 3^7 60
CHÉDIT Dtr COMPTE*
21196 heures de travail d^un cheval exécuté dans le cours de Tannée , à 20 cent. Pheure , 4^3g^^^*
Fumier, 236 voitures, à 1 fr. 5o cent.. Tune, pour Taugmentation de valeur donnée à la paille jpar les animaux. 354 ^
Purin, 25 tonneaux de 6 hect. Tun,
à 3 fr. le tonneau 75. »,
yalcur des 11 chevaux, d'après înventâire et estimation individuelle faite le 1*' juillet iSag. ........ 3946 »'
A déduire le débit comme ci-dessus. 824? ^
Différence ou bâiéfice ..... 366 54
€$ qui donne par tête de chevaL
DÉBIT DU COSIPTE.
Valeur moyenne d'un cheval au i**^
juillet i8a8. • 377^28*
SaSoi kiL de fourrage sec • • . go o4 i5o journées 781 centièmes de nourriture au vert • ; • ^^i 75 53 tandelins 64 centièmes de carottes.. • 4^ ^^ 17 hectql. 93 litres de graiqs divers iSg 87
V^ Frais de mouture. • • ^ i»
Ferrage. ..*..... i5 ^
Main-d^œuvre pour pansement et soins
(271 heures) 32 5a
CRÉDIT DU^ GOMPTS.
1937 heures de travail à 20*^ . 385^4^^
Fumier.) 21 vokwes^S centièmes. . . ^2 17
Pif^in^,^ 2 tqnnçapi^ 2.7 ceatièa|es. • . 6 8t ¥aktt^ mo^yenne d^un cheval au 1^^
juillet 1829 • • 4 .... . 358 73
A déduire le débit comme ci-dessus. 749 79 Différence ou bénéfice. • 33 32
iGOlIQMIV ▲GRiCOUk $7
Observations, i* La dimmution moytnne de la valeur d*un cheval n^a été| daos le cours de cette année, que de 18 fr« 55 ceat^ ce qui montre que le compte a été influtocé sou$ ce rapport par des cirranstances très*favorables ; et en moyenne sur yn certain nombre d^annto, je pensé qu^il faudrait compter au moins le triple de cette somme pour la diminutioQ annuelle de la valeur des animaux.
. a^ Quoique la diminution de valeur ne figure pas explicitement au compte que je viens de pré* senter, cependant ce compte s^en trouve bien débité, puisqu^après avoir porté au débit du compte, w commencement de Texercice, la valeur réelle des animaux à cette époque, on porte ^u crédit, au moment de la clôture , le montant 4e la, valeur qu^ils ont alors; de cette manière le ççmpte ^q reste débité que de la différence. Cette marche «stla seule qui soit régulière, puisque le montant de \^ valeur des chevaux est la pre- Quèffe valeur quie Ton confie à ce compte , et doit eo^ conj^équence former U premier article à son ^ébit Si j^^avai& «çhetfé ma cheval dans le courant 4e ^al:^l^e, j^'^oa aurais également porté le prix aii^ d^b^ di|( cQ^pte^ et si j^^usse perdu un che- 1Ç9I9 sa v>^içiw> $e serait tijouirée naturellement portée ^f^ à^^^ ou çç quii ^ la iqij^Qse chose^ déduite 4« «8^9 |»î»4U|$ m «e trouTWAt pa$ présent à
58 ECONOMIE AGRIGOLK.
Finventaire Ae clôture , sa Talear n^y figurerait pas.» 3^ Les fourrages secs sont distribués par bottes^ et comptées au poids; quant aux fourrages verts ^ comme il serait extrêmement embarrassant de les peser, et comme d^ailleurs leur valeur nutritive n^est pas du tout proportionnelle au poids, qui peut être accidentellement augmenté par la pluie et la rosée , j^ai pris le parti de faire payer aux animaux cette espèce de nourriture, à un prix fixe par jour et par tête, et j'ai adopté le chiffre de 35 centimes pour le prix d'une journée de cette nourriture , parce quMl forme à peu près* Téquivalent de la valeur du fourrage ^ sec que remplace la nourriture verte. On voit que les chevaux ont été nourris de luzerne verte, sent fourrage qu'ils aient reçu , il était frais , pendant i5o jours, ou environ 5 mois. Ils ont reçu des carottes aussitôt qu'ils ont commencé à être nourris de fourrages secs , et la ration journalière a été d'environ i/4 de tandelin , ou 8 kiL
4^ Les grains qu'ont reçus les chevaux con-^ sistent principalement en épeautre dans sa balle ^ féveroles, maïs et sons gras de seigle, après avoir retiré de ce dernier la moitié du poids du grain en farine, pour le pain de ménage.
5^ On ne voit figurer ici aucune dépense pour vétérinaif e ou remèdes , parce qu'il ne s'est pas montré de maladies graves dans le cours de Tannée.
JÉOONOMIE AGRICOLE. Sq
6^ La dépense des harnais et ustensiles d'écuries ne .figurent .pas dans ce compte, parce que ces objets se trouvent compris dans le compte du mobilier de la ferme.
7^ On voit que chaque cheval a donne en moyenne dans Tannée 1927 heures de travail effectif. Pendant Pété, les chevaux sont attelés régulièrement 9 heures par jour, savoir : 5 heures le matin et 4 après midi ^ lorsque les jours deviennent plus courts, le travail n^est plus que de 8 heures^ et enfin pendant environ 3 mois d'hiver , le travail n'est que de 7 heures par jour. En calculant les journées moyennes à' 8 heures^ chaque cheval n'a donc produit dans Tannée que 24 K journées de travail effectif. L'année contient néanmoins un peu plus de 3oo jours 9 déduction faite des jours fériés-, il y a donc eu , en outre, pour chaque cheval environ 60 journées de travail perdu, et j'avoue qu'il me faut l'évidence des chiffres, pour que je puisse croire moi-même à cette perte , car le travail est réglé à la maison , de manière à employer les chevaux pendant toute l'année, et à peu près sans interruption. Il y a hien quelques jours de temps affreux pendant lesquels il est impossible d'atteler, mais il faut qu'il fasse bien mauvais pour que les animaux restent à Técurie.
Cependant dans le cours de Thiver , le travail
6a icONOMIK ' AGRIGOLB.
de là machiDe àt^attre^ le transport de la marne ^ du fumier, le3 charrois au dehors , quoique ces^ ^ayaux éprouvent treç-^peu d'interruption, n'occupent pas constamment tous les chevaux, et c^est là certainement la principale cause de ce^te perte de travail. Il est inévitable aussi que quel^ ques chevaux soient momentanément malades ou boiteux , et quoique les repos pour cette cause aient été peu fréquens et peu durables pendant cette année, tout cela forme en définitif un déficit important sur la masse du travail. Quoi qu'il en soit, je ne pense pas que je puisse , jamais compter sur une plus grande somme de travail effectif pour chaque cheval, dans une année; et pour toutes les personnes qui calculeront avec exactitude, comme je le &is, je; doute qu'aucune dépasse cette proportion , quelque soia que Ton mette à employer avec ponctualité le travail des animaux.
SP L'heure de travail étant évaluée à ^o cent. , le eompte présente pour chaque cheval un bénéfice de 33 (î*. Sa cent. ; m^is dans une année moin^ heureuse, ce compte,^ avçc la même évaluation, se balancera en perte, et au tcdal, je crois que cette évaluation forrn^ une moyenne a^ez exa,ete.
9^ Comme quelles personnes powraient désirer de connaître la distribution du travail des chevaux pendant cet|e année ^ aux diverses es^
ïcomoMns agricoie. 6t
pèces de travaux auxquels ils pot éié eirtployéS| je vais présenter ici ce tableau, dressé par le dépouillement du crédit du compte de ches^awvy ea rangeant par ordre alphabétique les divers comptes au débit desquels a été porté le trayaiL
Emploi du trat^ail des choraux ^ du i^ fuU^ let 1828 X au i*' juillet tSag.
Bergerie (transport de claies de hentei . fr. e.
parc) % » 4o
Betteraves 1828. • . • 4? 9 4<>
Betteraves 1829 i5g 3i 80
Betteraves porte-graine 1628. .4^ 8 40
Betteraves porte-graine 182g. . i33 a6 60 Blé 1828 (rentrée de la récolte
et battage, etc.)« .... • . 899 179 80
Blé 1829 71JS 143 20
Blé lamma 1829. • 106 21 20
Bois de chauffage 53 10 60
Bois de service 54 lo 80
(laméllne 1828 71 i4 20
Caméline 1829. • . • 17 3 4o
Carottes 1828 i52 3o ^o
Carottes 182g. • • . • 12 2 4o
Chanvre 1829 17 3 ^ù
Cochons. •.••.••••.•• 11 2 20
ji reporter. ....... 11491 498 20
6l2: BCÛHâHa AGRiCOtE»
heares. ù. £«
Report 2491 498 ^^
Colza 1828 322 64 4^
Colza 1829. ........... 234 46 S^
Constructions de bâtimens. • • . 457 91 4^ Dépenses de ménage (travaux
faits pour le jardin) 198 39 60
M. de Bombasie (employé à
son usage personnel) • • • • it4 22 80 Engrais divers (tourteaux, chiffons de laine,germesdWge,etc«) 4^ ^ 4^
Entretien des bâtimens 20 4 *
Entretien des chemins 282 56 4o
Epeautre d^automne 1828. • • * i34 26 80
Epeautre d^automne 1829. . . . 70 i4 »
Fabrique d^instrumens. .... « i3 2 60
Fécule (râpage) * 933 186 6a
Fèves 1828 59 11 80
Fèves 1829 •..•••..... 145 29 »
Fourrages en magasin 14 2 8a
Frais généraux (travaux divers
non classés). . , 59 11 80
Fumier (transport sur les champs) 1177 235 4o
Gaude de printemps 1828. • • • 5 1 »
Grains en magasin 36 7 2a
Haricots 1828 8 1 60
Haricots 1829 .•....•••• 11 2 2a
A reporter. ... 6824 i364 8a
ÉCONOMIE AGBICOLE. 63 *- heares. fr. c.
Meport 6824 i364 80
Houblonnière.. 26 5 20
Labours 1828 33i6 663 20
Labours 1829 .- » . 2499 499 80
Lentilles 1828 19 3 80
Lentilles 1829 98 19 60
Li\n 1828 74 14 80
Lioyer des» terres (travaux faits pour les réserves du propriétaire, diaprés les stipulations
du bail) 346 69 20
Ltizerne 841 168 20
Maïs 1828 . . • 11 2 20
Mais 1829 « . • . . 80 16 »
Mamage 992 198 40
Menues cultures 1828 688 iSy 60
Menues cutlures 1829 536 107 20
Mohiliet de la ferme ,.•!.•• 21 4 20
î^avette 1829 . * . . 146 29 20
Pailles >. . • io3 20 60
Pâturages 5i 10 20
Plantations (rentrée de bois et
fagots). ............ 167 33 4o
Plâtre d'engrais * i5 3 »
Pommes de terre 1828. . • . . . 681 i36 20
Pommes de terre 1829 . . . • • 456 91 20
Pommes de terre en magasin 1 828 1 3i :S 20
A reporter. • . . . 18121 3624 20
64 tcommi AGEicotc.
hevrei. fis •#
Repoft. . . . • iSiai 3624 20
Prés 1828 « • . • • 120 24 S"
Prés 1829. • . • . • 4^ ^ ^^
Ray-grass d'Italie i8i8. . • . . 16 3 20
Seigle 1828 i5g 3i 80
Seigle 1829 ï36 27 20
Sucrion 1828 (escoiirgeoû). . . 44^ 89 >
Sucrion 1829 180* 36 »
Transports ( charrois faits hors
de la commune) 1978 395 60
Totaux 21196 4239 20
Ohseri^atîons* i* Pour ï^intelligeace d'une partie des articles contenus dans le tableau ci* dtssui y je dois dire qu'aussitôt qu'une pièce de terre est ensemencée ou emplantée ^ on porte au débit de la récolte, qui y est placée, tout le travail des chevaux qui s'y exécute , ainsi que ceux que cette récolte exige ensuite pour trans* port , battage , etc. ^ mais pour les. travaux qu'exige la terre, avant son ensemencement, il a été nécessaire d'ouvrir des comptes spéciaux ^ qui sont ceux de labours préparatoires et me'* nues cultures prépanUoires f et c'est au débit àe ces comptes que ^e porte le travail ainsi exécuté. Ensuite , on débite les récoltes par le crédit du compte de labours préparatoires y da prix , à un taux déterminé par hectare, des labours qui ont été exécutés sur l^étendue de terre qu^elles
ont occupée. i\ en est de même pour les menues cultures préparatoires^ quî se composent des Iravaux à la herse , à la rite et à rextirpatcur. Ces deux comptes sont commencés et clos au i" janvier^ parce que cette époque est plus favorable pour cet objet, que celle du i**^ juillet, attendu qu au i" janvier, il est rare que le labour d'une pièce soit commencé et non terminé, tandis que cela serait beaucoup plus fréquent au i^' juillet. C'est par ce motif que Ton voit figurer dans ce tableau des comptes de labours et de menues cul-tures préparatoires , pour 1828 et 1829. Cest aussi par le même motif que la somme qui figure ici au crédit des chevaux , pour les labours 1828 , n'est ^
pas égale à celle que Ion trouvera tout à Theure au débit du compte de labours , comme représentant le travail exécuté par les chevaux j car le compte âe labours 1828 avait déjà été débité, dans la comptabilité close le i^ juillet de cette année, de tout le travail exécuté avant cette époque, et qui figure sur le compte de labours que je présente ici, tandis qu'il wiste sur le compte de chei^aiix antérieur à celui que. l'on vient de Jire. 2** Il a été nécessaire d'ouvrir les comptes intermédiaires ^ de labours et menues cultures préparatoires^ parce qp'au moment où l'on donne à une pièce de terre les cultures préparatoires , on n'est pas assuré qu'elle sera occupée 6^ LIYB, ' 5
66 icONOMIE AGRICOLE.
par telle récolte^ il en est du moins très-sou vea^ ainsi dans les méthodes perfectionnées d^agricul— ture , où la grande variété des récoltes entre lesq jelles on peut se déterminer , permet de choisir celle qui convient lé mieux diaprés Tétat actuel de la terre et les circonstances atmosphériques , et aussi diaprés les diverses chances que peuvent ofirir les variations dans les prix des produits.
3^ Le compte à^ fumier se débite du travail qu'exige le transport du fumier sur les terres, e( les récoltes sont débitées du prix du fumier au taux de 5 fr. 5o cent, par voiture transportée et étendue sur le terrain.
Employés de la ferme.
Seize employés pendant diverses périodes , formant réunies 7 années 9 mois 1 7 jours.
DEBIT DU COMPTE
SALAIRE