Ul
à rh«ct.
FUMIEH 20.000 KILOS
Sap«f
phoiphaU
minéral,
300 kU.
Carottes.
Navets.
Betteraves à sucre.
Géant Caragua.
Mais fourrage.
Phosphata précipité, 160 Ul.
Scories
du Creatot, LOOOkU.
fr. c.
fr. c.
kn.
kil.
kil.
kil.
tt. e.
kil.
L'iafériorité du fumier seul, à haute dose, sur les autres fumures, est toujours aussi accusée, mais les carottes n'ont pas accordé au superphosphate une action supérieure au phosphate
LES ENGRAIS GOMPLftMBIlTAIBES DANS LA PUiSAYE 2âl
précipité. Les scories viennent encore en dernier lieu, comme on peut le voir pour les navets et les betteraves à sucre.
Le maïs n'offre pas les mêmes résultats, ils méritent d'être mis en relief.
Ainsi, sur le sol témoin sans engrais, il a donné un rendement relativement plus élevé que les plantes racines et Taddition d'engrais phosphatés, bien que très efficace, n'a pas eu le même coefficient d'accroissement que les betteraves.
Mais ce qui est surtout frappant, c'est la supériorité des scories à haute dose sur les autres phosphates solubles dans Teau et les acides faibles. Ce fait constaté uniquement sur le maïs et pendant une année sèche et sur un sol sec parait indiquer que l'état de combinaison de l'acide phosphorique est indifférent à cette plante
Le maïs est, en effet, une plante très épuisante et à grand pou voir assimilateur. Son faisceau radiculaire, extrêmement puissant, et très ramifié, prend possession presque complète du sol, et ou peut dire qu'il est fort peu de particules terreuses qui ne soit en centact avec une surface absorbante des racines. Par conséquent, il est vraisemblable que celte plante profite de Tengrais, même lorsque sa répartition n'est pas parfaite comme cela arrive en employant les phosphates insolubles.
Il est donc très probable, dans le cas présent, que le haut rendement, constaté avec les scories, est dû uniquement à la dose plus élevée d'acide phosphorique apportée sous cette forme. Il eût été intéressant de constater si un résultat semblable aurait été obtenu avec un phosphate naturel, afin de savoir si, en dehors de l'effet dû à l'acide phosphorique, les scories n'ont pas une action particulière, altribuable soit aux autres substances qu'elles renferment, soit à la haute température à laquelle elles ont été portées.
C'est ce que nous essayons d'établir dans d'autres essais.
Quoi qu'il en soit, ce fait montre que, non seulement, il faut tenir compte de la nature du sol, calcaire ou non, cultivé ou de défrichement, fumé ou non avec du fumier, pour expliquer les effets des engrais phosphatés, mais qu'il faut aussi bien connaître le pouvoir assimilateur spécial de la plante.
Betteraves fourragères. — 1893.
En 1893) les betteraves fourragères ont été placées sur le sol occupé, en 1892, par Tavoine que nous avions soumises à diverses fumures sur 11 parcelles. Afin de rendre nos essais comparatifs, nous avons disposé nos engrais perpendiculairement au sens des parcelles de 1892, et^ par cela même, nous avons pu observer si les engrais de 1892 ont eu quelque influence sur la culture suivante. Enfin, afin de nous rendre compte de la supériorité qu'on attribue ici au repiquage sur le semis, nous avons, sur chaque parcelle fumée spécialement, semé et repiqué par moitié. En 1893 plus encore qu'en 1892, la végétation des betteraves a été fort contrariée par la sécheresse. En août, toutes les feuilles du centre étaient mortes, et celles de la périphérie desséchées; ce n'est qu'en septembre que d'autres feuilles sont nées et ont pu achever la maturation, en octobre.
Des nombreuses pesées faites à la récolte nous avons déduit les rendements à Phectare dus aux fumures directes, et, par des moyennes, on peut aussi évaluer l'influence des engrais appliquées l'année précédente.
Le tableau Y renferme tous ces résultats numériques.
Les séries 2 et 3 de 1893 ne sont pas comparables aux autres, car, sur une largeur de plus d'un mètre, le sol ayant été enlevé en partie antérieurement, il en résulta, qu'en été, la végétation s*arrèta, faute d'humidité.
Néanmoins, en tenant compte de ce que, par suite de cet accident de terrain, le rendement de ces séries est inférieur d'au moins un septième, on peut voir, en comparant 1 à 2, que les sels potassiques ont agi d'une façon favorable sur le rendement. On peut estimer à 5,000 kilos environ l'excédent dû à ces engrais.
De semblables raisons nous autorisent à attribuer au phosphate de l'Auxois à la dose de 1,024 kilos une action à peu près identique à celui de 544 kilos de superphosphate d'os. Enfin, la fumure aux scories, qui revient au prix le plus élevé, a donné des rendements inférieurs aux autres phosphates.
D'après la disposition de nos essais chaque parcelle de betteraves, quoique fumée en 1893 d'une façon homogène, présentait cependant d'une extrémité à l'autre des différences sur la quantité
LES BNGRAIS GOMPLÉNBNTÂIRBS DANS LA POISAYE 28â
d'éléments ferlilisants contenus dans le soi. Aussi les fumures appliquées à l'avoine de 1892 ontproduit sur les betteraves de 1893 des effets très sensibles.
Les portions de parcelles à engrais complet ont donné le meilleur résultat, puis les engrais phosphatés ont eu un effet sur le rendement qui s'est traduit ainsi qu*il suit :
Repiquées. Semées.
Superphosphate 43.567 29.983
Phosphate précipité 38.127 24.265
Phosphate naturel (Ardennes). . 38.712 24.582
Scories 41.365 23.210
Phosphate de TOise 33.031 24.265
D'après cela, on voit qu'un an après leur application, les phosphates les plus solubles ont encore une action plus marquée que les autres, mais, ici, les scories paraissent analogues au superphosphate, et, de tous, le moins assimilable est le phosphate de rOise.
Ces résultats concordent avec ceux obtenus sur l'avoine de 1892 où le phosphate de l'Oise n^avait pas paru avoir la moinde efficacité.
Semis et repiquage. — Si on constate, en jetant un coup d'oeil sur le tableau V, l'influence des fumures antérieures et directes sur le rendement, on est surtout frappé des différences entre les rendements obtenus par le repiquage et le semis faits dans des conditions identiques de fumures. Partout il y a, en faveur de la méthode du repiquage, un excédent d'au moins un tiers sur produit brut total des parcelles semées.
Cet écart aurait pu être encore plus considérable, car nous avons fait repiquer, en sol sec, sans arrosage préalable, ni consécutif, contrairement à ce qu^on a fait un peu partout dans la région. Aussi la reprise a été lente, les betteraves ont langui, et ce n'est qu'un mois après qu'elles ont pu végéter normalement.
Néanmoins, malgré ce repiquage sans soins, on voit qu'entre ces deux modes de culture la préférence accordée depuis longtemps au repiquage est des plus justifiées dans ces sols de laPuisaye.
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