ISSI
1' ' 1 sss
sz:
3 'Ja
> «et- 00 o> o -r> d C9 •«
Irt
<cr-ooo»o
IK
452 P-P. DCHÉR4i:W
à la bêche, soit au moyen d'une fourche recourbée simulant l'action d'une herse, qui ont laissé couler les plus grandes quantités d'eau ; Tinfluence de ce travail sur Tégoultage do la terre est encore plus sensible quand on compare la quantité écoulée de 12 et de 14 à celle qu'a donnée la case I restée sans travail. Il convient d'insister sur ces différences ; on en peut déduire que, dans une terre bien travaillée, la fraction de l'eau tombée qui pénètre dans les profondeurs et qui par suite arrive à la portée des racines, est plus forte que celle que recevra le sous-sol d'une terre non travaillée. Ces différences apparaissent encore dans deux autres cas.
Pendant l'été de 1893, on a enlevé une portion de la terre de la case 2 qui portait du ray-grass, et une partie de celle de la case 4 emblavée en blé, pour suivre le développement des racines, les quantités d'eau que ces cases ont laissé couler sont considérables; on conçoit encore qu'il en soit ainsi ; une terre bien ameublie laisse pénétrer l'eau facilement, elle s'enfonce jusque dans les profondeurs, et comme le travail exécuté a détruit la capillarité, l'eau remonte difficilement jusqu'à la surface où se produit l'évaporation.
L'influence de ce travail, qu'on pourrait comparer à un défoncemcnt, a été particulièrement décisive sur 4, bien que la terre ait porté une culture dérobée qui, ainsi que nous l'avons indiqué plusieurs fois, a pour effet de diminuer le drainage.
Cet effet no s'est pas produit cette année sur la case n* 5, et il y aurait lieu de s'étonner que 3, qui n'a pas porté de culture dérobée, ait laissé couler moins d'eau que 5 qui a été ensemencée en vesce aussitôt après la moisson, si on ne remarquait que les drains n'ont débité de Teau qu'à partir du mois de novembre, par conséquent après que la vesce avait été enfouie ; il n'a rien coulé pendant que la vesce couvrait la terre; celle-ci avait été si profondément desséchée pendant le printemps que les pluies de juillet, d'août et de septembre n'ont pas traversé le sol ; les résultats constatés en 1893 n'infirment donc en rien les faits observés les années précédentes.
Les trois cases 6, 7 et 8, toutes trois emblavées en betteraves, n*ont pas donné des quantités d'eau égales: 6 a laissé couler infiniment plus que 7 et 8 ; cette différence doit être attribuée à l'abondance variable des récoltes : on a recueilli sur 7 et 8 : 10 kil. 500 de racines, 7 kil. 6 seulement sur 6. On estime habituellement
qu'une planle herbacée qui se développe dans do bonnes condilions, sur une terre fertile, évapore 250 litres d'eau pondant le temps qu'elle élabore 1 kilo de matière sèche *. Or, les récoltes de racines de 6 et de 7 surpassent d'environ 3 kilos la récolte do 5, ces racines renfermaient environ 80 p. 100 d'eau, ou 20 p. 100 de matière sèche. Nous avons donc obtenu sur 7 et 8 : 600 grammes de matière sèche de plus pour les racines seulement que sur 5 ; or, 600 grammes de matière sèche exigent 150 litres d'eau, quantité supérieure à la différence constatée entre Toau do drainage de 7 et de 8 et celle de 6, et en réalité la différence est encore plus forte, puisque nous n'avons pas tenu compte de l'eau évaporée correspondant à l'élaboration de la matière sèche des feuilles.
La quantité d'eau que laissent couler les cases ayant porté les betteraves porte-graines plantées sur 9^ 10 et II, est plus considérable que celle qu'on a recueillie au-dessous des betteraves; et, en effet, les porte-graines sont arrachées beaucoup plus tôt et par suite travaillent moins longtemps comme appareils d'évaporation.
La case 15 a été emblavée en avoine et trèfle, le trèfle a très bien pris, il a végété pendant tout l'hiver et par suite le drainage est peu abondant.
Les vignes plantées sur 16 et 17 au commencement du printemps de 1893 sont encore peu vigoureuses ; il est donc naturel que les quantités d'eau évaporées soient faibles, et qu'au contraire le drainage soit abondant.
Les pommes de terre plantées sur 18, 19 et 20 sont arrachées plus tôt que les betteraves, leurs feuilles se flétrissent de bonne heure, elles évaporent moins d'eau que les betteraves et, par suite, fournissent un drainage plus abondant.
§ 2. — Azote nitrique contente dans 1 titre d'eau de drainage des terres nues et cultivées.
Terres sans culture. — On voit sur le tableau I que les cases I, 12, 13 et 14 ont été laissées en jachère ; la teneur en azote nitrique du litre est très variable". Deux terres, I et 13, n'ont subi aucun
2. Nous ne croyons pas devoir revenir sur le procédé de dosage employé, nous l'avons décrit à maintes reprises ; oo déduit Tazote nitrique du volume de bioxyde d'azote recueilli.
454 P^P. DEHÉRAirV
travail, tandis que 13 et 14 ont été remuées à diverses reprises, pour savoir si ce travail y déterminerait une nitrification active; or, on voit que I et 13, non remuées^ ont laissé couler des eaux renfermant 0 gr. 079 et 0 gr. 083 d'azote nitrique par litre, tandis que 12 en a donné Ogr. 101, et 14, 0 gr. 116, c'est-à-dire sensiblement plus.
Il est bien à remarquer, en outre, que la sécheresse de Tannée 1893 n'a pas été favorable à l'activité de la nitrification; en effet, les premières eaux écoulées en octobre n'étaient pas très chargées, c'est dans les dosages suivants que l'influence du travail du sol se fait particulièrement sentir, ainsi que le montre nettement le tableau suivant :
Azote nitrique par litre dans les eaux de drainage de terres travaillées ou laissées en repos.
CASB K« 1
sans travaU.