‹ Annales agronomiques (volume 2)Chapitre 162 sur 253 · CASE N* 13 CASE N* 12 CA8B K · texte numérisé non relu

CASE N* 13 CASE N* 12 CA8B K

CASE N« 1 fumée fumée en 1807, fumée en 1S02,

..... ««•mu «n 1892, sans engraU, sans eograi!«,

sans engrais, .ans engrais, mais travaillée mais remuée

sans traTail. sans travail à la bêche à la fourche

en 1893. en 1893. en i893.

gr. c. gr. c. gr. c. gr. c.

Printemps, été, 1892 . . 0.158 0.153 0.122 0 J46

Automne, hiver, 1892-93. 0.106 0.105 0.088 0.137

Année entière, mars 1893

à mars 1894 0.079 0.083 0.101 0.116

Partout les nombres de la première ligne surpassent ceux de la seconde, et les chiffres de la seconde ligne ceux de la troisième; il n'y a d'exception que pour la case 12, le travail à la bêche a réussi à faire remonter le taux du litre au-dessus de ce qu'il était pendant Tautomne et Thiver précédent.

La décroissance de l'activité de la nitrification dans la terre de la case n"" I est bien sensible, quand on compare entre eux les résultats des observations correspondant aux mêmes époques de Tannée ; aussi, tandis qu'en octobre 1892 le litre renfermait 0 gr. 132 d'azote nitrique, en octobre 1893 il n'en accuse plus que Ogr. 091 ; en novembre 1892, on trouve 0 gr. 204 contre 0 gr. 095 en novembre 1893; en février 1893, on dose 0 gr. 078 contre 0 gr. 070 en février 1894 et 0 gr. 116 d'azote nitrique en mars 1893 contre 0 gr. 060 en mars 1894.

Terres en culture. — Les conditions très particulières de l'année 1893, la douceur de l'hiver qui a suivi, expliquent comment la teneur au litre varie très peu d'une terre à l'autre ; en effet, les eaux n'ont coulé que lorsque les terres étaient dépouillées de leurs récoltes, le trèfle resté sur pied tout l'hiver donne les eaux les plus pauvres; les deux cases 4, 5, qui ont porté du blé, puis de la vesce, donnent la même quantité d'azote nitrique au litre que 3, qui n'a pas eu de culture dérobée, et cela est dû, ainsi que nous l'avons dit déjà, à ce que les eaux n'ont été recueillies que lorsque lavesce était déjà enfouie; les autres ne présentent pas assez d'intérêt pour nous arrêter.

En multipliant la teneur de l'azote nitrique du litre d'eau recueillie par le nombre de litres, on a la quantité d'azote contenue dans l'eau écoulée d'une case, d'où il est facile de passer à l'hectare en multipliant par 2,500, les cases ayant 4 mètres carrés.

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§ 3. — Azote nitrique entraîné à V hectare.

Terres sans culture. — Nous avons laissé en jachère les terres des cases I, 12, 13 et 14; et ainsi qu'il a élé dit déjà, tandis que I et 13 sont restées en repos, on a travaillé à la bêche 12 et à la fourche 14; les nombres inscrits dans la dernière colonne du tableau I montrent [que la jachère entraîne une déperdition considérable d'azote nitrique. Sans doute les terres des cases se ressentent encore de l'activité que le travail du remplissage a donnée au ferment nitrique en 1892, et une terre en place n'élabore pas habituellement autant d'azote nitrique que les terres des cases; quoi qu'il en soit, il est curieux de constater que la terre n^ I, qui n'a reçu aucun engrais et qui n'a pas élé travaillée, perd encore 79 kil. 198 pendant Tannée 1893-1894, et la terre 13, sans culture et sans travail, mais qui a été fumée en 1892, 90 kil. 055; il est vraisemblable que dans quelques années les quantités d'azote nitrique entraînées par les eaux de drainage des terres sans travail seront moindres, mais il est bien à remarquer que très habituellement, quand on laisse une terre en jachère, on lui prodigue, pendant ce long repos, de nombreuses façons ; or^ ces façons provoquent la nitriâcation et déterminent des pertes d'azote nitrique considérables. On voit, en effet, que les eaux écoulées de la terre 12 renfermaient à Phectare 110 kil. 840 d'azote nitrique et, celles de 14, 127 kil. 945. Ces nombres sont plus forts que ceux qu'on trouverait pour des terres en place, mais on voit que les façons ont augmenté les pertes, dans un cas, de 20 kilos d'azote nitrique, dans Tautre, de 37 kilos, correspondant dans un cas à 33 fr., dans l'autre à 61 fr. de nitrate de soude.

Il convient de s'arrêter sur ces dosages, car ils sent de nature à éclairer la question capitale que nous avons abordée ici même Tan dernier, et dont la solution est de nature à modifier notre méthode de travail du sol. Comment faut-il que ce travail soit exécuté pour provoquer une nitrification abondante? Tel est le point qu'il faudrait élucider.

Nous voyons tout d'abord que le travail exécuté en 1893 a été tout à fait insuffisant; les différences de 20 et de 37 kilos d'azote nitrique entre 12, 14, travaillées, et 13^ restée en repos, qu'on peut raisonnablement attribuer aux travaux exécutés sur 12 et 14, sont

faibles; nous sommes loin des chiffres constatés en 1892 sur les terres qui avaient été étalées pendant un mois sur le sol de la Station ^ Est-ce donc que la trituration ne suffit pas pour provoquer Taclivité de la nitrification et qu'il faut encore une autre condition. Pour discuter cette question avec plus do chances de la résoudre, examinons le détail des dosages.

Azote en tr aine par les eaux de drainage des cases sans végétation calculé pour 1 hectare.

No 1 N» 13

•ans engrais, fumée en 189S,

sans traTail. sans travail.

pT. c. gr. c.

9 octobre 1893 8.645 11.475

3 novembre 1893 . . . 14.487 14.750

23 janvier 1894 31.000 32.170

19 février 1894 20.825 23.100

20 mars 1894 4.550 8.200

Automne et hiver. ... 79.507 89.695

N»12 fumée en 1808.

travail à la bêche en 189;t.

gr. c.

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