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L'accroissement est plus uniforme le jour que la nuit

Beeherches sur la respImfloB des ffenilles certes el étiolées, par

M.W. Palladin®. — L'auteur a déterminé l'énergie de la respiration d'un

grand nombre de feuilles vertes et étiolées de fèves (presque exclusivement) ;

il a dosé l'acide carbonique par la méthode de Peltenkofer et a recherché

CO* dans quelques cas le rapport --pr-«

Les expériences faites sur des feuilles fraîchement coupées ont fourni des résultais très variables; l'auteur pense que cela tient à leur teneur très inégale en hydrates de carbone. 11 n'a pas été possible d'ailleurs d'en déduire une conclusion relative à l'influence de l'étiolement.

Jusque-là c'était donc peu encourageant; mais l'auteur a eu l'idée de nourrir les feuilles vertes et étiolées en les faisant flotter pendant un certain temps sur de l'eau sucrée. L'intensité de la respiration en est considérablement augmentée, puisqu'elle passe en moyenne de 1 à i,6-l,7; les feuilles, au contraire, qu'on avait fait flotter sur de l'eau distillée ont abaissé leur respiration, par exemple, de 70,2 à 58,1 milligrammes d'acide carbonique à l'heure.

On ne saurait exiger une plus belle preuve de l'importance des hydrates de carbone dans la respiration.

De plus, les résultats obtenus avec des feuilles ainsi alimentées ont été partout concordants et on a pu utilement comparer entre eux les résultats fournis par les feuilles vertes et les feuilles étiolées.

Or, ici les sujets des expériences, feuilles vertes ou étiolées, étaient chimiquement et même physiquement disparates et on se heurtait nécessairement à cette difficulté: à quoi faut-il logiquement rapporter les quantités d'acide carbonique dégagé? au poids frais, au poids sec ou à quelle autre donnée? Le protoplasme seul respire, tandis que l'eau, les parois cellulosiennes, etc. ne se trouvent point du tout dans les mêmes proportions chez les plantes vertes et étiolées; ce serait donc une faute de rapporter les quantités d'acide carbonique émis à l'unité de poids sec ou de poids frais. L'auteur, commet-

1. Mittheilungen der Universitât Gharkow, 1893 (en russe), d'après le résumé de Rothert, jn BoL CenlralbL, LVIU, 373.

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tftnt ici une confusion sans doute volontaire entre le protoplasme et les matières albuminoîdes — et il ne pouyait guère faire autrement — les a rapportées à Vnnité de poids des albuminoldes contenus dans les feuilles. Ceci ne constitue nullement une contradiction avec l'importance sufQsamment constatée des hydrates de carbone, car si les albnminoîdes sont <t les machines », les hydrates de carbone sont « les combustibles ». Enfin Fauteur s'est décidé à exprimer l'intensité de la respiration par le poids d'acide carbonique émis en une heure pour 10 grammes de matières albuminoldes des feuilles.

Par des recherches antérieures Fauteur avait constaté que les feuilles de la fève contiennent une quantité presque constante d'albuminoldes, savoir, les vertes 38,7 et les étiolées 44,6 p. i 00 de matière sèche.

Prenant ces données comme base, on arrive à évaluer Fiatensité de la respiration des feuilles étiolées, à 169,3 milligrammes et celle des feuilles vertes à 163,3 milligrammes, d'où il résulte, les hydrates de carbone s'y trouvant en quantités suffisantes, que les feuilles vertes et étiolées respirent avec une intensité égale. L'auteur en déduit en outre que les albuminoldes formés à la lumière ne se distinguent nullement par une plus grande énergie de ceux qui ont pris naissance à Fobscurité et que la lumière n'iuûuence en aucune façon les albuminoldes.

On pouvait soupçonner les bactéries et certains champignons de causer l'accroissement de la respiration que l'on observe lorsque l'on fait flotter les feuilles sur de Feau sucrée. Mais alors la respiration devait s'accroître indéfiniment; or, il n'en est pas ainsi, elle monte jusqu'à une certaine valeur qui n*est pas dépassée. Ce fait trouve son explication toute naturelle lorsque Fon songe que les hydrates de carbone fournissent les matériaux de la respiration, tandis que l'énergie respiratoire est déterminée en réalité parles albuminoldes; en d'autres termes, lorsque la quantité des. hydrates de carbone disponibles est suffisante pour que les albuminoldes développent toute leur énergie respiratoire, un excès d'hydrates de carbone reste sans aucun effet sur la respiration.

Tout ce qui vient d*étre dit, repose sur les expériences faites avec des fèves. L'auteur a moins fouillé les résultats qu'il a obtenus avec le lupin et le blé; il n'a point fait les calculs nécessaires pour rapporter l'acide carbonique émis à Funité d'albuminoïdes. A en juger d'après des chiffres rapportés à la matière sèche, il ne semble pas que la curieuse égalité de Fintensilé respiratoire existe chez le blé vert et étiolé.

Le coefficient de respiration -jr- des feuilles étiolées de la fève et du

lupin varie entre 0,72 et 0,76. Le séjour des feuilles sur Feau sucrée ne le modifie pas, mais il n'en est pas de même de l'eau distillée (à l'obscurité) qui l'abaisse à 0,63 - 0,65.

Daelqaes reflftarqaeft mur remplot de« rémellfe eapriqae* dMiB le trmileoieiil do la maladie de la pontine de terre, par M. P. Sorauer *. —

!. Zeitschrifl f, Pflanzenkrankheiten, t. 111, 1893, 32-38.

On a fait des expériences comparatives avec deux sortes de pommes de terre laissées les unes sans aucun traitement, les autres traitées soit par la bouillie bordelaise, soit par le sulfostéatite cuprique. Après la récolte on a compté, pesé et mesuré les tubercules. Les chiffres démontrent que les préparations cupriques entravent jusqu'à un certain point le développement et abaissent la récolte comparativement aux plantes non traitées, mais malgré cela restées saines. Il y a cependant une augmentation effective de la récolte parce que les ravages du Phytophthora sont empêchés ou notablement diminués.

Le remède si actif contre le parasite diminue le développement des organes végétatifs. Si on procède à plusieurs pulvérisations et que la pluie vienne laverie dépôt, les endroits où celui-ci s^accumule brunissent; parfois toute la surface de la feuille prend une légère teinte brunâtre, sans pourtant que cet accident ait une importance pratique quelconque. Il parait que ces places brunies sont particulièrement exposées à ces modifications de la feuille que Fauteur a désignées sous le nom d'intumescences et qui se montrent en conséquence beaucoup plus fréquemment et plus tôt sur les feuiUes traitées que sur les autres. M. Sorauer considère ces intumescences comme rindice d'un abaissement de Tactivité assimilalrice.

On verra combien ces résultats sont opposés à ceux de Frank et Krueger. Si j'avais pu rapprocher les deux articles je n'y aurais mis aucune malice, convaincu que je suis de ce que personne n'a pu se tromper dans des constatations d'une aussi grande simplicité. Seules des conditions « non considérées » ont pu troubler les résultats au point que des différences, d'ailleurs toujours faibles, changeassent de signe.

Vbsqub.

iBflBeaee de lalMnlère snr la gerMlnatl^B, par M. B. JôNssoN^ — Voilà une question qui me semblait définitivement écartée. Les premiers travaux indiquaient une influence accélératrice très nette de la lumière sur la germination; ceux qui ont suivi, ayant dissocié la lumière comme telle et la chaleur, ont fini par mettre tout l'effet au compte de cette dernière, et cela paraissait très naturel, car enfin la germination n'est, en somme, qu'un cas particulier du grand phénomène de l'accroissement. La lumière devait être plutôt nuisible qu'utile.

L'auteur trouve que jusqu'à présent, les expériences ont manqué d'exactitude et que le nombre eu a été trop restreint. Je dois déclarer que je ne vois pas clair dans les résultats que M. Jônsson a obtenus, et comme l'auteur suédois est lui-même très réservé, je ne puis mieux faire que de reproduire exactement les conclusions de son travail.

Ses expériences ont porté sur les semences (fruits ou graines) des espèces suivantes : Carotte, Spargoute, Trèfle des prés. Colza, Chanvre, Blé, Raygrass, Fromental, Fléole, Dactyle, Fétuque durette, Canche cespiteuse, Agrostis, Vulpin des prés et divers Pàturins.

1. Jattagelser ôFter Ljusets BetydeUe fôr Frôns Groning, S&rtryck af Rongl. Fysiografiska S&llskapets Handlioger, in-4*, 41 p. Lund, 1893 ; BoL CeniralbL, LVIII, 398.

Non seulement la lumière accélère la germination, mais encore elle augmente souvent le nombre des graines germées. De ce que les résultats restent les mêmes lorsqu'on écarte les rayons calorifiques, lauteur déduit que la chaleur est sans influence. (1 y aurait donc des graines sensibles à la lumière, qui ne germent point ou peu à Tobscurité, dans des conditions d'ailleurs les mêmes que celles qui sont offertes aux graines germant à la lumière. Ne doit-on pas se demander ici s'il a été tenu compte des rayons qui sont à la fois lumineux et calorifiques ? Ce qui suit semble imposer une opinion tout autre que celle de l'auteur; en effet, l'énergie germinative diminue depuis le rouge du spectre vers le bleu où elle devient égale à celle des graines placées à l'obscurité. On peut traduire cela en disant que l'effet de la lumière s'abaisse à partir des rayons les plus calorifiques pour devenir égal à zéro dans les rayons privés de la qualité calorifique.

La sensibilité des graines pour la lumière laisse voir une certaine relation avec }eur degré de maturité. A mesure que les graines approchent de la maturité parfaite, elles deviennent insensibles à la lumière. L'action de la lumière n'est pas absolument nécessaire aux graines; elle peut être remplacée par une chaleur intermittente.

Nous ignorons jusqu'à présent comment, par quel mécanisme la lumière agit sur les graines. Les grains de chlorophylle qui peuvent se trouver dans celles-ci n'y sont certainement pour rien, car ces graines germent aussi facilement à l'obscurité. Les téguments de la graine ou du fruit, les balles des semences des Graminées paraissent également être sans influence. La lumière provoque-t-elle 4es changements chimiques dans la graine ou agitelle comme un excitant sur les méristêmes? C'est ce que de nouvelles recherches auront à élucider.

Je suis personnellement toujours convaincu qu'il s'agit d'une simple action calorifique. Il serait bon, je crois, de faire quelques expériences avec des graines de même espèce, mais de couleur différente. Il y a de ces graines, celles du trèfle des prés, par exemple, qui sont les unes violettes, les autres jaunes, celles, très petites, du Trachelium caeruleumy les unes violettes, les autres blanches. On pourrait, en outre, opérer avec des graines entières ou dépouillées de leur tégument, du Salpiglossi», dont l'embryon est vivement coloré en violet.

Les colorations différentes modifiant les conditions d'absorption des divers rayons lumineux, pourraient faire nettement sentir leur effet et ajouter des données utiles.

Vesque.

Le Gérant : G. Masson.

Paris. — Imprimerie L. Marbthbux, 1, rue Casfeue.

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