Semis tardif
Les résultats peuvent être sèchement formulés de la manière suivante :
1. La cause directe qui fait monter en graines durant la première année est intrinsèque et héréditaire; cela veut dire qu'elle prend sa source dans Tindividu même qui transmet le vice à sa descendance.
2. Toute influence qui hâte ou qui ralentit la végétation constitue une cause indirecte ; les changements de la température et les conditions d'éclairage exercent sur la durée annuelle de la betterave une influence peut-être plus grande qu'on ne l'avait pensé jusqu'à ce jour.
3. Les betteraves montées eu graines diffèrent beaucoup, en quantité et en qualité des betteraves normales.
4. Les betteraves annuelles sont en général plus ligneuses et moins ricjjies en sucre que les normales.
5. Le meilleur moyen d'empêcher les betteraves de monter en graines, consiste dans la production judicieuse des semences.
6. Quant aux fautes qui peuvent être commises dans la culture des betteraves, et aux moyens de les éviter, on doit conseiller :
a) De choisir la semence la mieux appropriée au sol, h) de ne pas semer trop tôt; la date dépend naturellement du climat, c) de semer superficiellement, d) de ne pas isoler trop tôt les pieds, e) d'éviter tout ce qui retarde ou accélère la végétation, par exemple de faire passer un rouleau trop lourd après la germination, de fumer dès l'abord avec le salpêtre du Chili, etc.
Recherches )<.ar la senHlbllilé héUoIropiqae des plantes, par M. W. FiG- DOR*. — Les expériences ont été faites avec desplantules étiolées ; la source lumineuse était un très petit brûleur à gaz, une veilleuse, qui équivalait à la distance de 50 centimètres à 0,064 bougie normale. On a obtenu des intensités lumineuses variées et toujours mesurables en faisant varier la distance entre la plante et la flamme. Cette distance étant de 1 mètres, les plantules de Lepidium saiivum (Cresson alénois), Amaranthm melancholicus ruber, Papaver pœoniflorum et Lunaria bienniSy ont encore sensiblement réagi. La sensibilité héliotropique de ces plantes est donc capable de percevoir une intensité lumineuse inférieure à 0,0003262 bougie (soit trois dixmillièmes de bougie !).
La vesce qui est si souvent employée dans les recherches héliotropiques, est beaucoup moins sensible ; sa sensibilité s'éteint à la distance de 2,5 à
1. Sitzungsberichte der Kais. Akad. d. Wissenschaften zer Wien, Cil, 1893, 45- 59 ; Bot. Centraibl, LIX, 338.
3,5 mètres. D'autres espèces ne réagissent plus à celle de 0,5 à 1 mètre. On a remarqué, qu'en général, les espèces qui vivent habituellement en plein soleil sont moins sensibles que les autres, mais il y a des exceptions, par exemple, le Papaver pœoniflorum.
Recherches sur rinflueiice directe et Indirecte de la lumière snr Im respiration» par M. Aerebœ *. — L'auteur distingue Faction directe et Faction indirecte de la lumière sur la respiration, il entend sous cette dernière dénomination, Tinfluence que la lumière exerce, par Tintermédiaire de l'assimilation chlorophyllienne, en produisant ainsi les matériaux pour Tentretien de la respiration. Je ne crois pas, du reste, et j'ai déjà eu l'occasion d'insister sur ce point, que ce que l'auteur appelle « action directe » en soit véritablement une; je pense, au contraire, que dans ces cas, la lumière fait sentir son effet en ralentissant l'accroissement. Mais peu importe pour le moment.
Presque sans exception les champignons respirent moins activement à la lumière qu'à l'obscurité ; c'est ce qu'avaient déjà constaté Bonnier et Mangin. Des expériences ont été faites ensuite avec les corolles de Pissenlit, de Lilas, de Pivoine, de Sauge, de Crépis biennis, de Chrysantemum LetÂcanthemum, de Coquelicot, de Rose, d'Asler, ainsi qu'avec des plantules de fève.
ii est à noter tout d*abord que dans tous les cas, l'activité de la respiration s'abaisse depuis le commencement jusqu'à la iln de l'expérience. Si l'objet se trouve d'abord exposé à la lumière et ensuite à l'obscurité, il semble que la respiration soit favorisée par la lumière ; l'apparence inverse se produit lorsqu'on opère d'abord à l'obscurité et ensuite à la lumière. L'auteur en conclut que pour tous ces objets privés de chlorophylle, la lumière directe ou diffuse n'exerce aucune action sur la respiration ; il reste même dans le doute quant aux champignons.
On se rappelle que Borodine a démontré sur des pousses de différents arbres et arbrisseaux que la grandeur de la respiration (à l'obscurité) se règle sur l'énergie de l'assimilation antérieure (à la lumière). Ce fait a été pleinement vérifié sur des plantules de lupin, qu'on avait fait respirer dans des caisses obscures à la température de 26 degrés. On peut déduire de là qu'il doit exister une périodicité diurne de la respiration induite par la lumière.
Cependant, l'expérience faite avec des Maïs, des rameaux de Sapin et de Lilas a démontré que cette périodicité n'est pas appréciable tant que la plante vit dans de bonnes conditions d'éclairage. Mais si on éclaire insuffisamment un pied de Maïs pendant quatre jours, qu'on note la grandeur de la respiration, on constate, après une bonne insolation que la respiration des racines est soumise à la périodicité diurne. L'explication de cette contradiction apparente est facile à donner : la plante qui assimile bien n'est jamais assez privée d'hydrates de carbone pour que la respiration s'abaisse faute de combustible. Vesqub.