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C. 90 40 J Argile plastique marbrée

' Craie blanche

I Terra arable 0 BO

F. 84 05 JArgile marbrOi^ 1 40

(Craie blanche

Les résultais qui précèdent font voir qu'à une altitude comprise entre 70 et 80 mètres, la couche d'arçile plastique se trouve interrompue et remplacée par un dépôt silico-argile\ix mélangé de petits cailloux roulés, qui repose directement sur la craie. Or nous pensons que cette substitution remonte à l'époque diluvienne, et que les eaux qui ont donné naissance au dépôt désigné sous le nom de dilttvium des plateaux, sont aussi celles qui ont opéré ce phénomène de substitution.

11 n'est pas douteux en eiïet que ce sont ces eaux diluviennes qui, en entraînant plus ou moins profondément le dépôt éocène, ont creusé celte série de vallées d'érosion que l'on observe à Grignon et aux alentours. Dans ce bouleversement, l'argile plastique a été délayée, entraînée, et la craie mise à nu dans le fond de la vallée ; mais une fois ces petits bassins formés et remplis d'eau, les matières terreuses tenues en suspension ont dû former sur la craie un dépôt, dont les éléments constiluants appartiennent â la fois au diluvium des plateaux, h la partie inférieure de l' éocène et même à la craie. Si ce raisonnement est fondé, le diluvium qui repose sur la craie doit renfermer plus d'argile, de calcaire et d'éléments fins que celui des plateaux ; c'est ce que les analyses elTectuées par M. Haquenne démontrenl d'une manière évidente, notre habile répétiteur ayant trouvé pour ces deux dépôts :

Diluvium l>ilii>iuin

ica plaleiiii. do la cnie.

Arsile ÏS" 35"30

erossabh 42 n 10 75

Sable fln 24 82 40 70

tièrcs or^antqiiea (i lit)

3 HS

€es analyses ont porté sur des échantillons de terre passés au tamis numéro 10, et l'argile a été séparée du sable, dans la partie fine, en saivant la méthode indiquée par M. Schlœsing.

Au premier abord, on aurait pu penser que ce dépôt silico-argileux servait lui-même de base à l'argile plastique sur toute l'étendue du domaine et précédait partout la craie, mais le sondée D (altitude 79",71)araitvoirqne ce dépôt silico-arçileus reposait directement sur la craie, tandis qu'en B (altitude Si") l'argile plastique précédait immédiatement la craie sans interposition de couche silico-argilense.

En outre, dans le fossé qui longe le champ d'expériences, cette couche silico-argileuse qui constitue le sol du champ se présente mélangée à des silex en plaques empruntés évidemment au terrain ■crétacé.

En comparant l'altitude du fond .du puits chez M. Maisonhaule à celle des points où atiHeure l'argile plastique dans le parc de Gri- ^non, on voit immédiatement que ce dépôt argileux sert de base aux dernières couches du calcaire grossier, partout où celles-ci n'ont pas été délayées et entraînées par les eaux diluviennes; on a, en «net:

AltituJn de l'orillce du |mtl« dans la piËce de l'Orme ISO^ât

Profundeur d j puîEs 3i 50

Altitude du Tond du puits 9-1 tI

Altitude de l'argile k la source du miréchal 00 40

Différence Oï

■d'où il résulte que, pour rencontrer raiï;ile plastique au fond d'un puits, il suffirait de le creuser d'environ A mètres, à moins cependant que cette couche argileuse ne présente certaines ondulations, comme cela semble résulter des sondages effectués en H et en C. En H, en effet, l'altitude de la couche d'argile plastique a été trouvée égale â 8-4",30, tandis que, de l'autre côté de l'étang, en C, l'altitude de la même couche est de 90"',40.

III. Terrain crétacé «upérieur. —La formation crétacée est caractérisée à Grignon par la craie blanche avec silex, parmi lesquels on rencontre un grand nombre d'oursins silicillés {atianchitcs ovatus), et dont quelques-uns atteignent la grosseur du poing.

Ce dépôt (numéro 1 sur le plan géologique) occupe, comme nous l'avons dit déjA, la plus grande partie du domaine entouré de murs ; la cuvclle de l'étang a donc été creusée dans la craie. Aussi a-t-il été

ANALYSE DU SOL hV CHAMP D'EXPÉRIENCE DE GRIGHOn. m&

nécessaire, pour la rendre propre à retenir l'eau, de damer sur le fond une épaisse couche d'ai^iilc, que l'on a soin de respecter aux époques de curape. Nous avons cherché à plusieurs reprises, dans les bancs de craie du domaine, la belemnite caractéristique de cet étage {Belemnites mucronalus), mais toujours sans succès.

Quand on descend du plateau de Grignon par le chemin qui mène aux Pclils-prés, on voit sur les berges de la route et un peu avant d'arriverau pont du chemin de fer, le terrain crétacé supérieurqui apparaît. Or, il y a quelques années, à l'endroit où se trouvent actuellement deux auberges près de la gare de Grignon-Plaisir, on a pratiqué des tranchées dans la craie pour y asseoir les fondations de ces deux maisons; profitant de cette circonstance, nous avons conduit une vingtaine de nos élèves sur les lieux el cherché avec eux cette même belcmnite. Dans l'espace de deux heures, nous avons recueilli deux fragments seulement de ce fossile';cc qui prouve que celui-ci peut être considéré comme rare dans le terrain crétacé supérieur de Grignon et de ses environs.

ANALYSE DU SOL DU CHAMP D'EXPERIENCES DE GRIGNON M. iiA«iiBinnB

Licencié es sciences, Répétileur de ïciences physiquee à l'École de Grignon.

Le champ d'expériences de la station agricole de Grignon a été tracé au mois de février 1875 dans une pièce qui était en luzerne depuis plusieurs années, et sur laquelle on n'avait pas mis d'engrais depuis dix ans.

Jt nous a été facile de constater l'épaisseur variable que présente la couche arable, car il existe un canal de déversement des eaux du ru de Gally parallèle au champ d'expériences; l'épaisseur de la la couche arable est donc beaucoup moindre que celle de la pièce des vingt-six arpents, où l'on a pu creuser jusqu'à ^'',80 sans rencontrer le sous-sol calcaire (1).

(<) Voyez pour l'analjM du sol des 96arpenls, Deh^r^i , CHmie agricoU, pageStS.

3V6 MA«m'EMlVE.

On a pris un échanlillon moyen de terre à la surface, i une profondeur de 50 centimètres et à la profondeur de 1 mètre où le sol repose sur la craie.

On a d'abord procédé à l'analyse physique en séparant l'argile par la méthode de Schlœsing, le calcaire a été dosé sur la terre arable elle-même en attaquant par l'acide chlorhydrique, précipitant par l'ammoniaque, reprenant par l'acide acétique et précipitant à chaud par l'oxalate d'ammoniaque; on a ainsi trouvé les nombres suivants :

Analyse physique du sol du champ d'expériences Un kilogramme renferme :

Ter™ de la suifatc. Tïirr h 0-50 Tcrro à i iiiùlro

de preritiiJeur. de prormidour.

Argile 35i, S73 8»

CroBsablc 1075 316 iSO

Sablefln 407 il7 315

Calcaire 3S 5 50 iU

Eaa combinûo et [imtièrei

organiques 9'' 4i 19

On voit que la surfoce est beaucoup plus riche en argile que la partie qui repose sur le calcaire ; la quantité trouvée a même paru si considérable qu'on a refait un second dosage qui a donné un nombre très-voisin du premier ; en revanche le calcaire est d'autant plus abondant que la terre est prise plus profondément dans le voisinage de la craie sur laquelle elle repose,

L'analyse chimique a été exécutée par les méthodes données par M. Boussingault, sauf l'acide phosphorique, qui a été dosé par le procédé de M. de Gasparin ; nous avons déjà donné dans ce recueil {p^e 30, t" fascicule) le détail de ce procédé et nous n'y reviendrons pas.

On a dosé dans un kilogramme de terre séchée à l'air :

Terre de li lurhca. Terre j 0"50 Terra 1 1 mcln

AiDte lolal airOi âE>4 Oi-i

Aiote ammaniacal... U 10 0 10 0 04 Aiotc i l'élal d'acide

nitrique 0 03 0 05 0 000

Carbone combiné.... 13 33 7 99 4 65

Acide |)liaspt>orii|ue. .51 33 03

Celte terre est riche en azote: combiné; le sol des vingt- six ar-

RECHERCHES St^lt L'AMMONIAQUE CONTENUE DANS LES EAl'\. 3»T

pents renferme également' 2ï'06 d'azote combiné à la surrace; mais à la profondeur d'un mètre il renferme encore U'Od, tandis que la terre du champ d'expériences n'en présente plus que (^''5. La terre des vingt-six arpeots, qui est très-fertile, présente au moment des analyses des quantités d'ammoniaque et d'acide nitrique plus fortes que celles qu'on trouve dans le champ d'expériences. Le carbone combiné était aussi plus fort : 16^''' à la surface au lieu de 12; mais la quantité d'acide phosphorique contenue dans le champ d'expériences est en revanche beaucoup plus considérable; M. Dehérain estime, au reste, que le nombre qu'il a donné est pcul-ètre un peu faible. En efl'et, au moment où l'analyse du sul des vingt-six arpents a été faite {1866), on n'avait pas à sa disposition des moyens aussi précis que ceux qu'on emploie aujourd'hui pour exécuter le dosage ^liflicile de l'acide phosphorique contenu dans la terre arable.

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