‹ Annales agronomiquesChapitre 180 sur 221 · RECHERCHES SUR U R£TR0G»U)AT[0N DU PHOSPRATE SOLUBLE · texte numérisé non relu

RECHERCHES SUR U R£TR0G»U)AT[0N DU PHOSPRATE SOLUBLE

Le deuxième jour :

PO'' Eoluble ll,tll

PO' insoluble 3,16

Total. li.50

Cliaux insoluble 4,3 p. 100.

Après deux mois de séchage :

PO^ iolabte n,Si PO^ insoluble i,U

ToUl. 17.18

Chaux insoluble 5 p. 100.

ToUI. 19,00

Après deux ans :

L'acide acétique ne dissout que des traces du phosphate rétrogradé. Il ne s'est donc formé, même dans ce cas, qu'une quantité insignifiante de phosphate bicalcique.

5° CO p. 100 d'acide sulfurique à 53°; 40 p. 100 d'eau.

La quantité d'acide est tout à fait insuffisante pour une attaque complète.

Le deuxième jour :

Chaux 7,40.

Il reste du carbonate de chaux non attaqué.

Alumine en lululion : 0,J6 p. 100.

U y a de l'alumine dissoute, bien qu'avecune quantité d'acide très- Eaiblc.

Sécliage deux mois.

Chaux insoluble 8,08.

II n'y a pas eu de rétrogradation ; le produit s'est simplement desséché.

Après deux ans :

POJ soluble 8,6â PO^ insoluble 11,11

Total. 19,76

Chaux insoluble 9,10 p. 100. PO^ soiuble dans l'acide acétique, 8,82.

Analyse du phosphate insoluble après deux ans.

P05 total ai,50p. 100

PO' soluble dana le citrate d'amnioniaque 7,13

PO' insoluble Î2,37 correspondanl à S6,W de chaux.

Chaux totale 27,20; soit 0,8 en phosphate bicalcique.

PO"' soluble Jans l'acide acétique 1 p. 100.

Il s'est donc formé dans ce c;ts particulier du phosphate bicalcique, mais en quantité très-peu considérable.

Résume. — RétFORTEidatioD des saperplioapbatea de phosphoiite du Lot, 70 degrés,

La rétrogradation est proportionnelle h la quantité d'acide sulfurique employée.

Le phosphate d'alumine, qui existe toujours en solution, devient insoluble pendant le séchage, sans jamais disparaître complètement.

L'acide phosphorique libre se combine au fer et à l'alumine pour former des phosphates insolubles. Mais môme avec des quanlilés d'acide insuffisantes, le phosphate acide de chaux ne se dédouble pas comme dans le cas des coprolilhes, il ne se forme que des quantités très-faibles de phosphate bicalcique, et la rétrogradation est loin d'être aussi complète qu'avec les coprolithes. Il est probable que la petite quantité d'alumine qui reste en solution dans l'acide phosphorique maintient soluble le phosphate acide de chaux même en présence d'un exrès d'oxyde de fer. Il se forme dans l'attaque beaucoup plus de phosphate acide de chaux qu'avec les coprolilhes.

Superphosphates pâteux.

Avec les phosphates du Lot de bas titre, il arrive très-souvent dans la fabrication des superphosphates que l'on obtient des produits pâteux et qui ne sèchent pas, bien que l'on n'ait employé

RECHERCHES SUR U RÎTROGRADATION DU PHOSPHATE SOLI;bLE. 521

qu'une petite quantité d'acide sulfurique correspondant à la transiormalion du phosphate de chaux en phosphate acide.

Cet effet est dû A la présence dans le phosphate naturel d'une grande quantité d'alumine facilement attaquable par les acides, et à la formation de phosphates d'alumine soluble.

Exemple. Un superphosphate fabriqué industriellement avec une phosphorite du Lot, et une quantité d'acide sulfurique convenable pour attaquer la chaux du carbonate et transformer le phosphate en phosphate acide.

Le jour de la fabrication on a trouvé que le phosphate était presque entièrement transformé en phosphate soluble. Au bout de six mois, le produit est resté pàteuK, mais il a subi une rétrogradation considérable.

On y trouve :

Acide phosphorique total 13,97

Saluble dan* l'eau (I litrel 6,80

Soluble dans le cilratc I3,lâ

TADLEAU iV. — ANALYSE D'US SUPERPHOSPEIATE PATEUX APnÈS SIX MOIS ÛE FAeniCATIOM.

HATJÉnES DOSÉES.

TOI Al-

duiis rc.«, < Jim.

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.tins l'eau.

le c'ilmlc.

d:.n>lWu aoLirBLE lo cilntc

Acide suirurique

la. 95 il M

non dosé.

non dosé.

Alumine

Ojijile Ile fer

En calculant dans ce qui est soluble dans un litre, le plAtre et le phosphate acide de chaux, on voit qu'il reste juste assez d'acide phosphorique pour former avec l'alumine le phospliatc soluble 3P0', Al*0'. La partie soluble ne renferme donc jias d'acides libres. Les liqueurs filtrées, additionnées d'eau laissent précipiter un abondant dépôt de phosphate d'alumine 31*0%2.-V1*0'. Si au lieu de dissoudre le superphosphate dans l'eau, on fait la dissolution par l'acide acé-

tique ordinaire, on précipite immédiatement ce phosphate d'alamine et on ne trouve que :

POi wlublc p. lin 3,30 c'est le résultat auquel on arrive encore en faisant sécher le produit à 100". Le pliosphale d'alumine étant précipité pai' l'action de la chaleur, comme nous le verrons plus loin.

Recherche qualitative du phosphate rétrogradé. On épuise 5^^, avec un litre d'eau, par petites fractions, et on fait sécher le résidu à 100°.

II renferme :

Acide phoiphorique toUl 13,773

PO^soluble dans le citrate 13,311

Pff> iaeolublc 0,383

Acide «ulfurique 26,36

Chaux 30,78

L'acide siilfurique 36,36 p. 100 correspond à. . . 18,38 de chaux.

L'acide phoiphorique 1,383, i -. 1,636

Il reste donc 0,77 de chaux combinée à l'acide phosphorique

pour former du phosphate bicalcique. Comme vérification, 0<',500

du résidu insoluble sont traités par 50" d'acide acétique, on trouve

acide phosphorique enlevé p. 100 0,91 correspondant à 0,71 de

chaux pour foimer du phosphate bicalcique. Dans ce cas encore^ la rétrogradation est donc due presque entiè-

rement à la formation du phosphate de fer et d'alumine, et s'il s'est orme un peu de phosphate bicalcique, il faut remarquer qu'il n'y a

pas d'acides libres dans le superphosphate. Le phosphate primitif

renfermait probablement de la terre argileuse.

Infla«Dce de roz^de de ter et de ralnmine sur la rétrogradation.

(Bjuthèee.)

On a pris du phosphate tricalcique pur, et on l'a traité exactement par l'acide sulfurique, pour obtenir de l'acide phosphorique empâté dans du plâtre. ÎOf renfermaient 1^,80 d'acide phosphorique, on y îyouté 0'' ,500 de sesquioxyde de fer.

Au bout de quinze jours :

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