‹ Annales agronomiquesChapitre 49 sur 221 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

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. HULHPLES DU POIDS DE LA GAaINB, LE SOL CONTENANT

(NAirAiiE »i:ciiE).

Potasw.

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Avoine

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11 ressort avant tout de ces essais que si la sûudc ne peut pas, à vrai dire, remplacer la potasse, elle permet, chez le iréfle, une augmentation considérable du poids de matière sèche.

En 1866 et 1867, M. E. \Voiir(4) fit des expériences sur lasubsti-

(1| CorenwlnUer, /. d'agr.pral., XXXI, I[, 197.

(î) Lthrb. d. Chemie fàr Landw.. I, p. 57t.

(3) Lùndw. Vertwii»-Stat., Vil, p. 363.

(♦) UtbtT die Vertretmig mm K<Ui durch Satron. land. Ven.-SM., \, 3tt.

KOLH PHYSIOLOGIQUE DU I>OTaSS]UH DAHS 1^ VËCÉTiCX. 177

lulion de la soude à la potasse dans la culture de l'avoine ; en dîminuanl graduellement la quantité de potasse contenue dans ses milieux liquides il augmenta dans la même proportion la quantité de soude;uDe série d'expériences a été faite sans potasse et l'auteur obtint 669 mgr. de grains et 3100 mgr. de paille, en tout 37ti9 mgr. de matière sèche; un grain séché pesait 34.6 mgr. ; le poids a donc été multiplié par 109. Quelque faible que soit ce chiffre à côté du chiffrede la récolte normale, on voitque la plante privée de potasse peut Don-seulement augmenter considérablement de poids, mais produire des graines. Quoiqu'il n'ait pas recherché la potasse dans ces plantes, l'auteur doute de l'absence de traces de potasse dans la solution, abstraction faite de la quantité assez notable du potasse introduite avec la graine.

M. Hellriegel éleva de l'oi^edansdu sable lavé imbibé d'une solution de différentes matières nutritives et d'un sel de soude, mais dépourvu de potasse. Dans un pot contenant 4 kilog. de terre, il obtint 8 plantes, pesant ensemble, sèches, 798 mgr. Aucune de ces plantes n'avait donné de graines. Ce chiffre correspond à '/i* du chiffre obtenu dans des pots contenant une quantité suffisante de potasse. Dans CCS plantes élevées sans potasse l'analyse fournit 2, 5 mgr. de potasse.

Ces expériences paraissent se prononcer contre la possibilité d'une substitution de la soude à la potasse; mais cette question ne peut être résolue que par de nouvelles expériences surtout quand on pense qu'une plante souffrant de l'insuffisance d'une matière nutritive, absorbe et emploie avec une économie extrême jusqu'aux moindres traces de cette matière, si les autres conditions de végétation sont favorables.

l£s expériences dont nous allons rendre compte sont la continuation de celles que nous avons exécutées autrefois à Chemnitz, sur le sarrasin (Fagopyrum tartaricum) et le seigle d'été. Nous avons choisi ces deux plantes pour avoir un contrôle de nos résultats.

Expériencea sur le BBrr&sin.

Après avoir trouvé «ne solution dans laquelle le sarrasin traverse toutes les phases de son développement dans laquelle tous ses organes sont complètement et normalement développés et dans laquelle enfin le poids de la récolte égale ou dépasse même la récolte obtenue

ANNAI.r.S ACnOKOMIKDES. H" 2. — ï. I. — U

178 Fr. Koaae, j. otmmmBm et b. ebbhjUM.

dans un sol ordinaire, nous pouvions nous croire en mesure de

conlinucr nos recherches en élevant nos plantes dans l'eau.

Voici les questions relatives à la potasse que nous nous proposions de résoudre :

1. Connnentse comporte la plante dans une solution d'ailleurs complèle, mais privée de potasse, et quelles sont lescauses desph^nomènes particuliers qui apparaissent dans cette culture?

2. Comment se comporte la plante dans des solutions oA la potasse est engagée dans des combinaisons différentes et quelles sont les causes d'une action pkis ou moins favorable de Cun ou f autre de ses sels f

3. Im soude et la lithine peuvent-elles remplacer physiologiquement la potasse?

Avant tout il fallait composer une < solution normale i contenant toutes les matières qu'on trouve dans les cendres et réunissant d'une manière générale toutes les conditions nécessaires â un développement normal et exubérant. C'est à celte solution normale que se rattachent les sept autres séries d'expériences : dans la t série la potasse était exclue; dans les 3*,4'* et 5*séries tapotasseest ofTerte à l'état de combinaisons difiérentes ; dans tes 6*, 7* et 8* séries la soude et la lilhine ont été substituées à la potasse.

En changeant le selde potasse il fallait en même temps changer i;i composition de la solution relativement à l'élément électro-négatif du sel; nous avons cherché à le her à une base reconnue comme utile ou à l'introduire à l'état libre, mais alors en quantité tellement faible qu'on ne pôt obtenir une réaction franchement acide. Ensuite il fallait que les sommes de sels fussent sensiblement égales. Le lecteur verra que les différences observées sm- les diverses planti-s en expériences ne peuvent pas provenir des variations extrêmement minimes qui existent dans les quantités de sels employées. Les huit solutions qui ont servi aux expériences avaient en équivalents les compositions absolues suivantes :

Sulble do aiagndsic. t éi

Chlorure de polaisium..... 4

Azotate decluiux i

l'hiisiiliatu de pi)ta5se X

l'|]"S|iliate de fer V

ROLE PBYSIOLOGKtUB DU POTiSSIUM DAMS LES V£GETAt!L.

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