‹ Annales archéologiques (volume 3)Chapitre 134 sur 240 · PISCINE. DU XIV* SIÈCLE · texte numérisé non relu

PISCINE. DU XIV* SIÈCLE

DANS l'Église saiht-drbmn, a trotes.

C'est pour compléter l'histoire du vin et de l'eau versés par les burettes, tombant dans le calice et dont les restes sont absorbés par la piscine , que nous donnons le petit monument de Troyes , car il est en pierre et non en métal. Cependant il a pu et je crois même qu'il a dû exister des piscines en métal. Pour des lavoirs proprement dits, cela n'est pas douteux : « Un grand lavoir d'argent doré, à deux biberons en façon de testes et cols de serpens, à une anse de deux serpens entorses l'un en l'autre ; et y fault l'esmail sur le couvercle. — Pesant 11 marcs, 2 onces et demi ^. » La piscine proprement dite, c'est-à-dire les cuvettes destinées à recevoir le liquide qu'on venait y jeter ou qui y tombait par les « biberons en tête de serpent » ou de cygne, pouvait être également en métal, fixée dans la muraille et percée de trous qui permettaient au vin et à l'eau des ablutions et des purifications de se perdre dans les fondements de l'église. En tout cas , si la demande nous en était faite, nous ne refuserions nullement d'établir des piscines de ce genre, en

4 . Voir dans les « Annales Archéologiques », vol. vu, pages 36-40, un article sur cette piscine et une fine gravure d'après un dessin de M. Bœswilwald.

î. «Description du trésor de la Sainte -Chapelle de Bourges», par M. Hiver de Beauvoir, page 30, n» 77.

métal fondu ou battu, et décorées d'ornements et de sujets spécialement appropriés à leur destination. Un meuble fixe, en métal riche ou précieux, sera toujours d*un grand luxe dans un monument.

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