‹ Annales archéologiques (volume 3)Chapitre 175 sur 240 · XIX · texte numérisé non relu

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nouveau à décrire. Or, après tout ce qu'on vient déjà de lire, à propos des châsses, des chandeliers à sept branches, des couronnes ardentes, des pieds de croix, des bénitiers et fonts baptismaux, des calices et des lutrins, on doit être rassasié d'iconographie, du moins pour le moment, et nous n'en dirons pas davantage. Du reste, ce n'est pas dans un paragraphe complémentaire, mais dans un travail à part, qu'il peut en être question tout à l'aise.

Un meuble aussi rare, k cause de son usage récent, que les ostensoirs en soleil, c'est le confessionnal. Le seul confessionnal un peu ancien que j'aie rencontré dans mes voyages est à Notre-Dame de Nuremberg. Personne, depuis l'année 1844 où je l'ai signalé, n'en a trouvé d'autre. Ce confessionnal de Nuremberg est en ogive flamboyante du xiy*-xv* siècle; mais, à ma prière, Lassus en a redressé les lignes, et il en a fait un meuble charmant du XIII* siècle. Ce confessionnal, ainsi rectifié et vieiUi, a obtenu le plus grand succès, et l'on peut aujourd'hui le voir figurer dans plusieurs cathédrales et grandes églises de France. Pour abriter le pénitent contre les regards indiscrets, le confessionnal de Nuremberg a ménagé, à droite et à gauche de la partie centrale où s'assied le confesseur, un compartiment complet où l'on pénètre par une entrée de biais. Dans plusieurs imitations modernes qu'on en a faites, comme ce confessionnal à cinq compartiments prenait trop de largeur, on a supprimé les deux arcades en biais, et l'on a ouvert, pour en faire l'entrée et l'agenouiiloir des pénitents, les deux loges attenantes à celles du confesseur. On a obtenu ainsi un confessionnal dont la construction est moderne, mais dont tous les détails sont anciens.

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