‹ Annales archéologiques (volume 3)Chapitre 177 sur 240 · XXII. — CONCLUSION · texte numérisé non relu

XXII. — CONCLUSION

Lorsqu'il y a dix ans je terminais le catalogué de notre librairie archéologique, j'écrivais : « Pour nous, en nous occupant de la science rétrospective et tout en regardant le passé au microscope, pour ainsi dire, nous vivons en plein dans le présent et nous cherchons résolument l'avenir. Notre devise a toujours été savoir pour prévoir, et ce n'est pas aujourd'hui que nous l'abandonnerions pour en prendre une autre. Nous croyons donc accomplir une mission d'ordre et de moralité, tout en faisant une tache purement scientifique et même commerciale. » A la fin de cette petite profession de foi, qui n'a pas cessé de régler notre conduite , nous donnions là gravure d'un médaillon sculpté au xh*" siècle sur le jambage d'une porté de l'église abbatiale

de Saint-Denis. Un individu à deux têtes sur un seul corps se tient debout sur un rinceau de feuillage qui contourne et circonscrit le nftédail Ion. L'une des têtes est vieille et barbue, l'autre est jeune et imberbe. L'homme barbu est presque enveloppé d'un lourd manteau, l'imberbe est presque nu. Le pied du barbu pose lourdement sur la bordure du médaillon, le pied de l'imberbe est levé lestement • sur un feuillage en saillie. Cette sculpture précède les signes du zodiaque ; elle symbolise l'année qui finit et l'année qui commence, le passé et l'avenir. Le passé est vieux, est lourd, et le froid de la mort commence à le prendre; le présent est jeune, sans barbe encore, leste

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