‹ Annales archéologiques (volume 3)Chapitre 189 sur 240 · Vitare · texte numérisé non relu

Vitare

Anastasie * prépare un vase pour le laver; l'âne et le bœuf le réchauffent de leur haleine; la Vierge et les bergers, avertis par Tange, annvntio • vobis • GAVDiVM • MAGNVM, l'adorent. Saint Joseph, assis, la tête appuyée sur la main, médite. — Les mages nimbés offrent leurs présents symboliques à Jésus qui les bénit. Deux anges recueillent les présents, — Hérode, Herodes • rex, du haut de son balcon, ordonne le massacre des Innocents. — La Sainte Famille fuit en Egypte, guidée par un ange, — Marie présente son Fils au temple. Le vieillard Siméon le prend dans ses bras; Joseph le rachète pour deux colombes, et Anne prophétise.

SANTA ANNA ; • PROPETICSA .

Saint Jean et la sainte Vierge assistent à la crucifixion, ainsi que saint Maur ; S. Mavrv; saint Placide, S. Placit', et saint Benoît, S. Benedict', qui apprend à ses disciples à écouter les préceptes du Maître.

OSCVLTA FILI ET PRBCEPTA MAGISTRI

Marie est morte. Les apôtres sont rangés autour de son lit : saint Pierre, qui porte le pallium, récite les prières des trépassés et jette sur elle de l'eau bénite ; saint Thomas montre la ceinture qui convainc son incrédulité ^. — La sainte Vierge est mise à découvert sur un brancard, sa tête repose sur un coussin. Saint Paul déroule un phylactère couvert de caractères hébraïques et les Juifs, qui entendent le chant de r«In exitu Israël « entonné par saint Pierre, se précipitent par les portes de la ville et poursuivent les apôtres ; mais une cécité subite les arrête. Un d'eux, plus audacieux, touche à la bière : il est aussitôt renversé et demande à saint Pierre sa délivrance. — Marie est assise sur un trône que quatre anges soutiennent dans une auréole de lumière. Elle se tient à la droite du Christ, appuie sa tête sur son épaule et met sa main dans sa main. Des anges, couronnés de fleurs, célèbrent le triomphe de leur reine par l'harmonie de leurs chants unis aux doux accords de la viole, de la flûte, du tambourin et de la guitare*. — Au ciel, Marie a pour mission de

r V. r« Année liturgique à Rome », p. 128. Un ancien noël, que j'ai entendu chanter dans les rues de Rome, dit positivement que sainte Anastasie était présente à la naissance du Sauveur:

a San Giuseppe, sant' Anastasia, Assistar'n' al parte di Maria ».

Remarquez le nom d' Anastasie, qui signifie « Résurrection ». Anastasie se montre au moment où natt Celui qui mourra et ressuscitera pour ressusciter le monde.

2. Une fresque, datée de 4509, à Saint-Jean de Tivoli, fait également allusion à cette légende. V. G. Brcnet, a Légende dorée », t. i, p. Î74.

3. Toutes ces particularités de la mort, du convoi, de la sépulture, de la résurrection et du

« montrer^» son divin Fils et de protéger TÉglise. De là l'idée de ces deux charmants tableaux où, assise sur un trône, entourée des anges qui forment sa cour, et parfumée de la suave odeur de son bouquet de lis et de roses, elle donne à Jésus l'âme délivrée des embûches des chasseurs, sous la figure du passereau ^; puis elle étend son large manteau pour y abriter pape, évêques, cardinaux, religieux de tous ordres, que la tombe dépose pleins de confiance à ses pieds.

A la voûte, David, davit • r • , proclame la maternité de la Vierge : homo FACTUS EST IN EA * ; Isaïc, le miracle de sa Virginité et de sa maternité : ECCE viRGO • CONCIPIET : • His • ^. Enfin les diacres saint Laurent, S. Lw- RENTivs, et saint Etienne, S. Stephanvs; et les papes saint Grégoire, S. Gregorivs, et saint Sylvestre, S. Silvester, chantent Marie, reine de tous les saints.

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