‹ Annales archéologiques (volume 3)Chapitre 191 sur 240 · IsAïAS» c. vil, V · texte numérisé non relu

IsAïAS» c. vil, V

les pauvres bergers, qui lui apportaient du lait de brebis en échange de la science de Dieu qu'il leur apprenait. Ce fut là aussi le berceau de ces douze monastères qui entourèrent, comme d'une auréole, le « Sacro-Speco » ; ces douze monastères étaient :

Saint-Clément, dit « Vigna Columbaria », où saint Maur et saint Placide firent leur profession ;

Saint-Come et Saint-Damien, où Ton montre le réfectoire taillé dans le roc qui abrita la communauté naissante et qui fut témoin du miracle opéré par le saint, quand un de ses religieux tenta de l'empoisonner * ;

Saint-Blaise;

Saint-Jean-Baptiste, nommé encore a Saint-Jean-deirAcqua », parce que saint Benoît y fît jaillir l'eau du rocher;

Sainte-Marie-di-Morrebotta ;

Saint-Angb ;

Saint-Victorin;

Saint-André-di-Vita-Eterna ;

Saint-Michel;

Saint-Ange-de-Trévi ;

Saint-Jérome;

Saint-André ou Rocca-di-Botte.

On remarquera que, sur ces douze vocables, trois sont attribués aux saints Anges, car, à Sainte-Scholastique et au a Sacro-Speco », ils ont toujours été honorés d'un culte spécial.

La grotte a été peinte, sur le rocher même, à l'endroit où priait saint Benoît, d'une fresque dont les caractères accusent le xV siècle, La sainte Vierge, assise, pieds chaussés, nimbe uni autour de la tête, vêtue d'une robe bleue, et voilée de rouge, tient dans une auréole bleuâtre, sur son giron et debout, l'enfant Jésus qui bénit. L'enfant Dieu a un air sévère, âgé; les croisillons de son nimbe sont droits; il a des sandales aux pieds, et un manteau par-dessus sa tunique. De chaque côté sont debout deux saints chaussés et nimbés, dont le nom, écrit en lettres onciales, est à peine visible aujourd'hui. Seraient-ce saint Luc, ¥ lvc, et saint Silas, ses sil • ?

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